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Catherine the Great : impératrice de Russie, une tâche compliquée

CRITIQUE / AVIS SÉRIE – Russie, fin du XVIIIème siècle. L’impératrice Catherine II s’est hissée au pouvoir grâce à un coup d’état contre son mari. Mais régner sur un aussi grand empire n’est jamais simple, surtout quand les adversaires peuvent surgir de nul part… C’est le point de départ de cette mini-série HBO/Sky, en 4 épisodes.

En commençant Catherine the Great sans s’être renseigné sur la série au préalable, on pourrait penser qu’il s’agit d’un énième biopic sur une reine d’Angleterre, surfant sur le succès de The Crown. Mais il n’en est rien : Catherine II était une impératrice de Russie, et pas des moindres. L’histoire de l’empire de Russie étant assez peu connue aux Etats-Unis ou en France, la série commence en toute logique par l’exposition des personnages clés. Catherine, d’origine allemande, devient impératrice en instiguant un coup d’état contre son mari, en 1762, ce qui suscite déjà une certaine animosité dans son entourage. Une animosité d’autant plus exacerbée que l’impératrice a un discours progressiste, s’opposant publiquement au servage – une forme d’esclavage des paysans qui perdurera encore un siècle, officiellement tout du moins.

Une brève histoire de la Russie

La série en quatre épisodes couvre une période de plus de trente ans. Malheureusement, on ressent assez peu le temps qui fait son oeuvre : difficile de savoir quand exactement l’action se situe au fil des épisodes. Bien sûr, le sceau de qualité HBO (qui co-produit avec Sky) est visible à l’écran : visuellement, Catherine the great est assez agréable à regarder, dans la droite lignée des productions habituelles de la chaîne. On reste cependant sur une « petite » série, qui comme à la bonne vieille époque des premières saisons de Game of thrones ne peut se permettre de montrer des batailles trop impressionnantes. La « guerre contre les Ottomans » annoncée est assez sporadique à l’écran, mais qu’importe. Car comme toute bonne série en costume, les conflits intérieurs sont traités sur un pied d’égalité avec les conflits historiques !

Catherine the Great est alors particulièrement axé sur la relation entre l’impératrice et un de ses généraux, Potemkine. Que ce soit dans les intrigues amoureuses ou politiques, tout tourne autour de la reine, qui est alors la femme la plus puissante de son époque ! Si cette histoire de femme qui doit s’imposer en tant qu’individu comme en tant que reine, dans un monde peuplé d’homme, aurait pu être intéressante, ce parti-pris féministe est au final assez peu exploité.

Potemkine, avant le cuirassé : le général

Il faut dire que la série, bien que courte, nous fait suivre Catherine II sans grand déplaisir… Mais sans grande passion non plus. On en ressort avec le sentiment qu’on aura bientôt oublié un programme ni excellent, ni foncièrement mauvaisCatherine the Great est donc à réserver aux aficionados du genre.

Il serait tout de même injuste de ne pas parler d’Helen Mirren. Bien que plus âgée que le personnage qu’elle incarne, elle est tout à fait crédible en impératrice de Russie. Evidemment, l’actrice britannique n’en est pas à son premier rôle royal, s’étant déjà distinguée en 2006 dans The Queen de Stephen Frears. Anecdote, elle avait d’ailleurs gagné deux Golden Globes cette année-là : un pour ce film, l’autre pour son rôle d’Elizabeth I dans une mini-série de Tom Hooper (Elizabeth I) ! De plus, dans le rôle du général Potemkine, on retiendra Jason Clarke, affublé d’une moustache du plus belle effet. Force est de constater que le comédien fait ici un travail tout à fait correct.

En traitant de thèmes comme l’éloignement de la Russie et de l’Europe, ou les intérêts russes sur la Crimée, Catherine the Great adopte résolument un point de vue contemporain. Mais malgré ce traitement, et ses codes visuels, la politique est plus une toile de fond que le véritable propos de la série. On regrette ainsi qu’au final, la série soit dans la lignée d’œuvres télévisuelles assez théâtrales, sans apporter de véritable renouveau au genre.

 

Catherine the Great créée par Nigel Williams, à partir du 25 novembre 2019 sur Canal + et MyCanal. Ci-dessus la bande-annonce. Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

En commençant Catherine the Great sans s'être renseigné sur la série au préalable, on pourrait penser qu'il s'agit d'un énième biopic sur une reine d'Angleterre, surfant sur le succès de The Crown. Mais il n'en est rien : Catherine II était une impératrice de Russie, et pas des moindres. L'histoire de l'empire de Russie étant assez peu connue aux Etats-Unis ou en France, la série commence en toute logique par l'exposition des personnages clés. Catherine, d'origine allemande, devient impératrice en instiguant un coup d'état contre son mari, en 1762, ce qui suscite déjà une certaine animosité dans son entourage. Une animosité d'autant plus…

Conclusion

Note de la rédaction

Malgré son point de vue contemporain et son accroche visuelle, la mini-série "Catherine the Great" a du mal à passionner. Saluons tout de même la performance d'Helen Mirren, impériale dans les rôles de reines !

Note spectateur : Sois le premier !
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