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#LesFilmsDeLaHonte : à l’assaut de Hell Night

Chaque semaine, les rédacteurs de CinéSérie vous partagent l’un de leurs pires films préférés. Aujourd’hui, c’est au tour du film horrifique « Hell Night » d’être analysé à la loupe. Une nuit dantesque saturée de hurlements et de courses-poursuites qui nous a donné mal au crâne et le tournis en même temps. Retour sur une traque en huit-clos dans un manoir qui sonnait faux.

Nous avons récemment mené l’enquête sur Linda Blair aka Regan MacNeil, la petite fille possédée mise en scène par William Friedkin dans L’Exorciste. Nous avons, suite à cela, défendu le décrié Y a-t-il un exorciste pour sauver le monde ? (1990) de Bob Logan. Nous nous intéressons aujourd’hui à un autre film dans lequel Linda Blair a joué, et qui lui aussi a été fortement critiqué. Nous avons nommé le film d’épouvante Hell Night de Tom DeSimone. Sortie en 1981, cette pépite de la honte mettait en vedette Linda Blair entourée de tout un groupe de jeunes gens éliminés les uns après les autres par un psychopathe vengeur.

Une nuit sans fin

Le film dépeint une nuit de bizutage se déroulant dans un vieux manoir, au cours de laquelle un tueur difforme terrorise et assassine de nombreux étudiants. L’intrigue mélange des éléments du slasher et des films basés sur le thème des maisons hantées.

Une nuit, le psychopathe Raymond Garth tue et démembre sa femme et ses enfants dans leur sinistre manoir avant de se pendre. Selon la légende, un des enfants (devenu un monstre hideux) aurait survécu au massacre. Et pour cause, le quatrième corps n’a jamais été retrouvé. Il semblerait que celui-ci se cache toujours dans les recoins de son inquiétante demeure. Douze ans plus tard, au cours de la fameuse fête de bizutage costumée, Peter (Kevin Brophy) se prépare à initier quatre nouvelles recrues : Jeff (Peter Barton), un garçon réservé et bien élevé, Marti (Linda Blair), une fille intelligente issue d’un milieu pauvre, Denise (Suki Goodwin), la fêtarde de service et Seth (Vincent Van Patten), un surfeur californien. Accompagnés de nombreux autres étudiants, tous les quatre passent la nuit au manoir maudit

Sur les traces du nanar

Devenu culte en dépit d’une liste de défauts aussi longue que la liste des victimes du psychopathe vengeur, Hell Night se trouve bien plus proche du nanar que du navet. Un navet est par définition un film dont on ne retire strictement rien. Hell Night à l’inverse nous offre de débattre, ce qui en soi est un bon point. Notre film de la honte du jour, nanar s’il en est, nous permet en effet de rire bien plus que de frissonner.

L’horreur n’est qu’un prétexte pour nous attirer, avec en tête d’affiche la Regan tant redoutée. Quelle déception alors de la découvrir guimauve, poitrine en avant, avec une moue bien plus boudeuse qu’horrifiée. Nous la voyons par ailleurs plus de dos que de face, sachant que le prédateur semble être à ses trousses la moitié film. Précisons d’ailleurs que Hell Night a été nommé au Razzie de la pire actrice pour Blair.

Stéréotypes et prévisibilité

Vous l’aurez compris, les scènes sont prévisibles à souhait, les personnages stéréotypés comme jamais et les décors plus décevants qu’effrayants. Le réalisateur a souhaité faire évoluer Linda Blair dans un accoutrement gothique et a pour ce faire créé un environnement de bal costumé. Ce choix discrédite d’autant plus nos pauvres proies en quête de fête et de frisson. C’est frou-frou en avant qu’ils se jettent dans la gueule du loup, leur maquillage outrancier coulant d’autant plus qu’au début des festivités.

Après avoir éliminé la belle blonde et l’innocent binoclard, notre psychopathe reprend sa traque. Le gore passe à la trappe puisqu’on ne voit quasiment rien, juste une main velue et griffue qui se faufile en bas de l’écran pour venir saisir les visages hurlants. Le sang est très peu présent en dépit d’une décapitation mémorable. De quoi vous donnez envie de dormir les yeux grands ouverts au cas où le méchant vilain pas beau reviendrait frapper une fois votre moitié éliminée… Nous avons également eu droit aux rats et aux squelettes mis en scène avec la pauvre femme soumise à un repas éternel. So vampirique !

Accueil glacial VS souvenir chaleureux

En dépit d’un accueil mitigé et de critiques négatives, Hell Night est depuis sa sortie devenu culte. Dernier film de Compass International Pictures, il a sur l’agrégateur Rotten Tomatoes obtenu 4.8/10. Le Los Angeles Times a comparé le film à Halloween via ses ouvertures de romance pop tandis que le Chicago Sun-Times a écrit que Hell Night n’inspirait que rêveries tant rien ne se passait : rien d’original, rien d’inattendu, rien d’intéressant ni d’excitant. Au moins, c’est dit. Pourquoi alors prendre la défense d’un tel nanar, nous direz-vous ? Parce qu’il existe des films attachants en dépit de leurs défauts, et Hell Night en fait partie.

40 jours 40 nuits

Nous ne faisons ici pas référence à l’abstinence de Josh Hartnett mais à la durée du tournage de Hell Night qui se déroulait sur six jours par semaine et, aux dires des acteurs, était éreintant. Raison pouvant justifier la « médiocrité » de leur jeu et le manque général d’implication. La star Linda Blair se souvient en tous les cas des jours de tournage étirés de 5 h à 23 h. Maux de gorge assurés tant il fallait hurler !

Et vous, qu’avez-vous pensé de ce film horrifique aux nuances comiques ? De ce film censé vous effrayer qui fait bien sourire ? Mais surtout, qu’avez-vous pensé de la prestation de Linda Blair ? À vos commentaires !

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