Jurassic Park : on a classé les 6 films de la saga

Du moins bon au meilleur

Jurassic Park : on a classé les 6 films de la saga

Puisque « Jurassic World : Le Monde d'après » vient de sortir dans les salles obscures, on est revenu sur l'ensemble de la saga « Jurassic Park ». Voici donc notre classement des films « Jurassic Park » et « Jurassic World » du moins bon au meilleur.

N°6 – Jurassic World : Le Monde d'après

Après avoir mis en scène Jurassic World en 2015, le cinéaste Colin Trevorrow est de retour derrière la caméra pour Jurassic World : Le Monde d'après. Sorti le 8 juin 2022 dans les salles obscures, le long-métrage se place comme la conclusion de la trilogie Jurassic World. Un film global, qui était supposé offrir un dénouement monstrueux, que ce soit pour les personnages de la trilogie originelle, comme pour les nouveaux héros.

Owen Grady (Chris Pratt) - Jurassic World : Le Monde d'après
Owen Grady (Chris Pratt) - Jurassic World : Le Monde d'après ©Universal Pictures

Malheureusement, Jurassic World : Le Monde d'après souffre de la même maladie que Star Wars IX : L'Ascension de Skywalker. C'est un film fourre tout, qui manque de souffle épique, de dramaturgie, parfois même de sens logique. Jurassic World 3 est le pire opus de toute la saga, et de très loin. Colin Trevorrow ne tient aucune de ses promesses et passe à côté de toutes les bonnes idées de son film. Il oublie d'exploiter l'idée première de son concept : mettre en scène des dinosaures dans un milieu urbain. Le retour des anciens personnages est paresseux et n'apporte pas grand chose à l'intrigue globale du film. Les dinosaures ne sont plus des objets de fascination ou de crainte comme dans les films de Steven Spielberg. Ce ne sont plus que des outils pour faire avancer plus ou moins bien le scénario. Une grande déception.

N°5 – Jurassic World

En 2015, après plus de dix ans de pause, la saga Jurassic Park revient sur les écrans. L'occasion pour Universal de caster de nouveaux comédiens et présenter des personnages totalement inédits. Mais ce Jurassic World fait l'effet d'un pétard mouillé.

Owen Grady (Chris Pratt) - Jurassic World
Owen Grady (Chris Pratt) - Jurassic World ©Universal Pictures

Le film de Trevorrow n’innove pas par rapport à la trilogie originale et propose une intrigue cousue de fil blanc, qui ne cesse de regarder derrière elle plutôt que de proposer un contenu nouveau. Situé quelque part entre le reboot et la suite non assumée, le long-métrage manque cruellement d'épaisseur, et ne s’apparente finalement qu'à une pâle copie de l'épisode 1 : des enfants, un parc, des dinosaures, vous connaissez la suite.

N°4 – Jurassic Park III

Nous sommes en 2001. Après les deux épisodes très appréciés de Steven Speilberg, le cinéaste Joe Johnston s'attaque à un Jurassic Park III. Huit ans après les événements du premier Jurassic Park, Universal imagine une histoire où les dinosaures sont toujours en vie sur Isla Sorna.

Jurassic Park III
Jurassic Park III ©Universal Pictures

Considéré comme le vilain petit canard de la trilogie, Jurassic Park III a pourtant une volonté de proposer un spectacle plus sombre et violent assez séduisant. Contrairement à la licence Jurassic World qui tend en permanence vers un spectacle tout public, Jurassic Park III voulait surfer sur le ton de Jurassic Park : Le Monde perdu, beaucoup plus mature que celui du premier volet. Et si la démarche fonctionne parfois, avec par exemple une séquence d'ouverture marquante, Jurassic Park III manque surtout de matière pour raconter une histoire solide.

N°3 - Jurassic World : Fallen Kingdom

C'est le seul épisode de la trilogie Jurassic World qui n'est pas réalisé par Colin Trevorrow. En 2018, Juan Antonio Bayona met en scène le deuxième volet de la trilogie. Tandis que Chris Pratt et Bryce Dallas Howard sont de retour, le metteur en scène opte pour un divertissement plus sombre que les deux opus de Trevorrow.

Jurassic Park : Fallen Kingdom
Jurassic Park : Fallen Kingdom ©Universal Pictures

Jurassic World : Fallen Kingdom propose une image moins lissée, et quelques références presque horrifiques (cette gigantesque main de dinosaure au dessus du lit d'une petite fille) qui lui permettent de sortir un minimum du lot. Juan Antonio Bayona arrive surtout davantage à faire parler l'émotion que son collègue. Certains ressorts émotionnels fonctionnent à la perfection, et la destruction d'Isla Nublar a quelque chose d'extrêmement touchant et dramatique.

N°2 – Le Monde perdu : Jurassic Park

En 1997, quatre ans après le succès historique du premier Jurassic Park (plus d'1 milliard de dollars au box-office), Steven Spielberg revient à la barre d'un nouveau film. Il décide de surprendre son public en ne ramenant qu'une partie des personnages du premier film. Ainsi, Sam Neill et Laura Dern sont laissés de côté au profit d'une nouvelle venue : Julianne Moore. Jeff Goldblum et Richard Attenborough sont de retour pour assurer la transition.

Dr. Sarah Harding (Julianne Moore) - Le Monde perdu : Jurassic Park
Dr. Sarah Harding (Julianne Moore) - Le Monde perdu : Jurassic Park ©Universal Pictures

Avec Le Monde perdue, Steven Spielberg propose d'aborder la thématique des dinosaures sous un jour plus angoissant. Considéré comme l'opus le plus ténébreux de toute la licence, Le Monde perdu propose un traitement des dinosaures musclé et orchestre quelques passages qui procurent une frousse inoubliable. De même, l'idée de placer la fin de son intrigue en ville, en ramenant le célèbre T-Rex dans le monde des hommes, est une proposition brillante. Et même si cette suite n'atteint pas la dimension culte du premier volet, c'est un deuxième chapitre solide, considéré comme une des meilleures suites de tous les temps.

N°1 – Jurassic Park

C'est en 1993 que le miracle se produit. Des années après Les Dents de la Mer, Steven Spielberg revient dans le cinéma (pseudo)-horrifique avec Jurassic Park. Le cinéaste met alors en scène un vieux rêve de gosse, un fantasme enfantin que d'aller à la rencontre des dinosaures. On pourrait passer la journée à énumérer les éléments cultes de cette œuvre. Que ce soit la musique de John Williams, un casting aux petits oignons, le travaille sur les décors et les animatronics proprement hallucinants, et des effets spéciaux totalement dingues. Tout respire le film culte dans Jurassic Park.

Jurassic Park
Jurassic Park ©Universal Pictures

Avec Jurassic Park, Steven Spielberg modernise le mythe des dinosaures. Il en fait des créatures à la fois fascinantes et dangereuses, source d'émerveillement et de terreur. Le cinéaste parvient aussi à réconcilier les amateurs de divertissement pop-corn et les spectateurs plus exigeants, à la recherche d'un cinéma plus intimiste et surtout plus de genre. Comme souvent, Steven Spielberg parvient à parler à tout le monde, à travers des thèmes universels.

 

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