Léa Drucker prête ses traits à Madeleine Péricourt, héroïne en quête de vengeance, dans le drame "Couleurs de l'incendie", adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaître. Avant le tournage du film de Clovis Cornillac, l'actrice a dû surmonter plusieurs appréhensions.
Couleurs de l'incendie : une vengeance dans une période charnière
Pour son quatrième long-métrage en tant que réalisateur, Clovis Cornillac s'attaque à une adaptation de Pierre Lemaître, Couleurs de l'incendie. Sorti en 2022, le long-métrage est centré sur le personnage de Madeleine Péricourt, déjà incarnée par Émilie Dequenne dans Au-revoir là haut d'Albert Dupontel.
Désormais interprétée par Léa Drucker, l'héroïne se retrouve délestée de sa fortune à la mort de son père Marcel, trahie par son banquier Gustave Joubert (Benoît Poelvoorde) et son oncle Charles (Olivier Gourmet). Quelques années plus tard, alors que le parti nazi s'est imposé en Allemagne et menace l'Europe, Madeleine met en place sa vengeance, aidée par son ancien chauffeur Dupré (Clovis Cornillac).

Alice Isaaz, Jérémy Lopez, Alban Lenoir et Fanny Ardant complètent la distribution du film. Un drame qui bénéficie d'une reconstitution impeccable et d'une mise en scène léchée, porté par un excellent casting brillamment mené par Léa Drucker.
Les appréhensions de Léa Drucker
Durant la promotion de Couleurs de l'incendie, la comédienne, Benoît Poelvoorde et Clovis Cornillac nous ont notamment parlé de la difficulté à adapter Pierre Lemaître et à s'approprier ses "personnages tellement denses, riches et complexes, qui font un vrai voyage".
Si pour Léa Drucker, le rôle de Madeleine est "une occasion assez rêvée d'interprétation", elle a tout de même dû surmonter quelques appréhensions avant le tournage, comme elle nous l'a confié :
Honnêtement, je pense que j'ai eu avant le film une certaine peur. Je devais avoir un petit peu peur aussi parce que tu as envie d'être à la hauteur du roman, à la hauteur de la confiance que t'accorde Clovis, à la hauteur des partenaires que j'avais, dont Benoît.

Une fois sur le plateau, ces appréhensions sont devenues "un moteur" pour Léa Drucker, qui a impressionné Benoît Poelvoorde. Son partenaire a rebondi :
Et je vais te rendre un hommage Léa ! Parce que je me souviens quand on a commencé, je me suis dit : "Bon sang, je n'aimerais pas être à la place de Léa !" Le film repose sur ses épaules. Il faut qu'elle soit à la fois fragile, et en même temps, elle doit faire des trucs... On ne va pas raconter l'histoire pour ne pas divulgâcher comme on dit... Mais le personnage doit être charismatique. Donc même si le cinéaste décide de te faire confiance, tu dois arriver le matin en te disant, dès le premier jour de tournage, qu'il y a le livre, qu'il y a les attentes...
Parfois c'est beaucoup plus simple d'être au second plan. Tu te dis : "Je suis derrière, moi je m'en tape ! Si jamais..." (Rires) Et j'étais impressionné ! (...) Bon, je savais que c'était une déesse...
