Jason Statham enfile son Speedo, chausse ses palmes et part à la pêche au très gros dans "En eaux troubles". Pendant la promotion du long-métrage, l'acteur révèle que le blockbuster ne ressemble pas à ce à quoi il s'attendait.
En eaux troubles : Jason Statham sort son harpon
En 2018, après avoir démontré ses talents d'arnaqueur, de pilote et de braqueur, Jason Statham révèle qu'il est aussi un pêcheur hors pair avec En eaux troubles. Dans ce blockbuster estival signé Jon Turteltaub (Rasta Rockett, Benjamin Gates et le Trésor des Templiers), l'acteur incarne Jonas Taylor, un sauveteur qui a déjà eu le malheur de se frotter au mégalodon.
Et lorsque les membres d'une mission d'exploration des fonds marins se retrouvent confrontés au gigantesque requin, qui doit s'y coller pour aller à leur rescousse ? Jonas, forcément. Le spécialiste et son équipe ne sont pas au bout de leurs surprises et découvrent rapidement qu'une grosse bête peut en cacher une autre.

Li Bingbing, Rainn Wilson, Ruby Rose, Cliff Curtis, Winston Chao complètent la distribution du long-métrage, qui s'impose comme un succès au box-office. Pour un budget estimé entre 130 et 178 millions de dollars, le film en rapporte plus de 530 de recettes mondiales.
Un film trop sage ?
Si En eaux troubles parvient à amasser cette somme au box-office, c'est en partie parce qu'il préfère jouer la carte du divertissement empli d'humour et accessible à un large public plutôt que celle de la série B généreuse en morceaux de chair, en morsures de squales et en exécutions jubilatoires à l'image de l'incontournable Peur bleue de Renny Harlin. En résumé, le film se situe quelque part entre Les Dents de la mer et Gang de requins.
En août 2018, en pleine promotion du long-métrage, Jon Turteltaub affirme auprès du site Bloody Disgusting être "extrêmement déçu que le film ne soit pas plus gore". Il ajoute :
On avait imaginé tellement de morts plus sanglantes, qui n’ont hélas pas été tournées, c’est tragique.

Un point de vue partagé par Jason Statham. Lors d'un entretien accordé à Collider, le comédien assure qu'il y a une énorme différence entre le script de départ et le résultat final, auquel il ne s'attendait pas. Il précise qu'en tant que spectateur, il regrette qu'il n'y ait quasiment pas d'hémoglobine à l'écran, alors qu'il s'agit d'un film de requins, bon sang :
C'est un film bourré d'humour. Il est orienté vers des goûts différents des miens, car j'aime les choses plus adultes et sanglantes.
J'aurais probablement réalisé un film que peu de gens auraient voulu voir. Mais je ne suis pas réalisateur, je suis un acteur censé jouer un rôle. Je me donne à fond, mais j'ai appris à ne pas trop m'attacher à ma propre idée de ce que quelque chose pourrait être.
Ce qui est intéressant avec ce film, c'est qu'il vise clairement un public très large. Il s'adresse à tout le monde. (...) Mais on se demande : "Où est le putain de sang ?" C'est un film avec un requin !