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Geostorm en Blu-ray : sauvez le monde dans votre salon

La science-fiction n’est pas un genre inconnu au réalisateur Dean Devlin. En effet, ce dernier s’est notamment illustré en tant que producteur pour Stargate : La porte des étoiles (1994) et Independence Day : Resurgence (2016). À l’occasion de Geostorm, l’homme s’est équipé d’une double casquette en signant son scénario aux côtés de Paul Guyot (Les Justiciers). Ayant pourtant remporté l’Universe Reader's Choice Award de la Meilleure Écriture pour Independance Day en 1996, Devlin ne convainc pas cette fois-ci. Les critiques sont majoritairement assassines, et les recettes internationales s’élèvent à 221,4 millions de dollars. En conclusion : elles ne parviennent pas…

Note de la rédaction

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Sur la bonne voie

Si « Geostorm » n’est pas le désastre si souvent dénoncé par les critiques, il n’en est pas moins un « gulty pleasure ». Tandis que sa qualité vidéo ne déçoit pas, on regrette l’absence d’une piste française HD. Quant aux bonus, ils ne font qu’effleurer des thèmes pourtant intéressants. Barème : Film ★★ / Blu-ray ★★★★ / Bonus ★★

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« Geostorm » n’a pas su trouver son public lors de sa sortie en salle. Commercialisé en Blu-ray depuis le 7 mars dernier, Warner Bros a mis les bouchées doubles afin de proposer une qualité technique exemplaire.

La science-fiction n’est pas un genre inconnu au réalisateur Dean Devlin. En effet, ce dernier s’est notamment illustré en tant que producteur pour Stargate : La porte des étoiles (1994) et Independence Day : Resurgence (2016). À l’occasion de Geostorm, l’homme s’est équipé d’une double casquette en signant son scénario aux côtés de Paul Guyot (Les Justiciers). Ayant pourtant remporté l’Universe Reader’s Choice Award de la Meilleure Écriture pour Independance Day en 1996, Devlin ne convainc pas cette fois-ci. Les critiques sont majoritairement assassines, et les recettes internationales s’élèvent à 221,4 millions de dollars. En conclusion : elles ne parviennent pas à doubler le budget initial alloué à la production.

Réagir à une catastrophe naturelle

Et si un fléau naturel s’abattait sur la Terre en 2019 ? Il s’agit de la base sur laquelle s’appuie le film. Pour protéger la planète et la population, les hommes n’ont d’autres choix que d’agir. Selon eux, la science est leur meilleure alliée. Ainsi, ils construisent un dispositif satellitaire en orbite ayant pour fonction de contrôler la météo. Aux commandes de cette puissance mondiale nommée « Dutch Boy », qui d’autre que les États-Unis ?

À l’aube de son transfert de propriété à la communauté internationale, une défaillance s’empare du système. Un village afghan est alors victime d’un gel destructeur, tandis qu’une température meurtrière ne cesse de s’accroître à Hong Kong. L’architecte en chef, Jack Lawson (Gerard Butler), est envoyé à bord du centre de contrôle. Sa mission : trouver l’origine de la panne au sein de la station spatiale. Il découvre que tout n’est en fait que supercherie, et que son œuvre a été détournée dans le but d’assouvir de sombres desseins.

Geostorm : un film désastre ?

Les longs-métrages établissant une connexion entre écologie et catastrophe ne sont pas rares. L’un des plus connus est sans aucun doute Le jour d’après (2004) accompagné de son climat glacial. Est-ce que Geostorm tire son épingle du jeu et s’apprête à devenir une référence ? Double non. Cependant, a-t-il jamais prétendu vouloir révolutionner le genre ? Si l’originalité et la profondeur manquent au traitement des personnages, certaines répliques sauront tout de même décocher quelques sourires.

Un autre point fait grincer les dents et constitue une véritable ombre au tableau. Bénéficiant pourtant d’un casting cosmopolite, l’œuvre cinématographique ne tire pas suffisamment partie de cette richesse culturelle. Une fois encore, le héros sans qui la catastrophe n’aurait pu être évitée est… Américain (né en Angleterre). Étonnant venant de Hollywood n’est-ce pas ? Bien que cet élément soit mentionné et moqué lors d’une scène, le cliché du super-héros représentant les USA est tenace.

En outre, cela n’est guère contrebalancé par la commandante allemande Ute Fassbinder (Alexandra Maria Lara). Sa principale utilité est de présenter les lieux et d’indiquer la bonne porte au protagoniste principal… À deux reprises. Même si son « sacrifice » durant le dernier acte est apprécié, il est on ne peut plus inutile. Nous ne pouvons que regretter son absence d’autorité, de charisme, et de personnalité. Occupant un poste à hautes responsabilités, la femme ne cesse d’écouter les conseils et de suivre les indications fournies par Jack. Dommage, en particulier au XXIème siècle.

Cela étant dit, Geostorm est un pur divertissement d’1h49 qui se laisse apprécier à condition de ne pas être trop exigeant. Ses visuels sont autant agréables que travaillés, et sa distribution regroupe plusieurs célébrités connues. Parmi elles : Gerard Butler (300), Jim Sturgess (Cloud Atlas), Abbie Cornish (3 Billboards : Les Panneaux de la vengeance), et Andy Garcia (Ocean’s Eleven) dans le rôle du Président des États-Unis. Aussi, une poignée de séquences plus émotives séduiront les spectateurs les plus fleur bleue.

Une édition 4K engloutie

Programmé pour une sortie internationale, le Blu-ray 4K de Geostorm a été annulé par son distributeur le 31 janvier 2018. Pas besoin d’être un génie pour se douter que les mauvais retours ont persuadé Warner Bros qu’un tel investissement serait inutile. Sage décision donc ?

Malgré cela, plusieurs options s’offrent aux amateurs des supports physiques. L’inépuisable DVD est évidemment de la partie, ainsi qu’un Blu-ray simple et une galette 3D inclue dans un steelbook.

De gauche à droite, de haut en bas : DVD, Blu-ray simple + Digital HD, Blu-ray 3D + Blu-ray + Digital HD

Pas de chichi, aucune édition extravagante n’est disponible. Ne comptez donc pas sur un t-shirt représentant une combinaison d’astronaute !

PS : la mode des jaquettes bilingues et aux multiples logos n’est vraiment pas esthétique.

Test Blu-ray : des étoiles plein les yeux

Si le script peut faire l’objet de débats tumultueux, ce n’est pas le cas de la qualité technique du Blu-ray. Tourné en numérique, le film en possède les caractéristiques typiques. À savoir une absence de grain et des détails magnifiés. Les contrastes et les noirs sont robustes, tandis que le disque retranscrit parfaitement la palette de couleurs principalement constituée de bleus et de gris. C’est un sans-faute !

Il en est de même pour la piste sonore originale présentée en DTS-HD 5.1. Qu’il s’agisse d’instants tonitruants comme les explosions ou des scènes plus intimistes, l’audio brille par sa précision et son dynamisme. Les adeptes du doublage français seront à nouveau déçus par l’absence de piste HD, et devront se contenter d’un « vieux » Dolby Digital 5.1 qui fait du mieux qu’il peut.

Des bonus perdus dans l’espace ?

Il faut bien que le bât blesse quelque part ! Si Warner Bros nous a habitué à ses menus fixes musicaux, le studio a fait beaucoup mieux en matière de suppléments ! De ce fait, seules trois featurettes sont fournies.

  • Le ravage (6:30 mn) : retour sur la création des effets spéciaux à travers de brèves rencontres avec l’équipe du film. Le superviseur des effets spéciaux, Jeffrey A. Okun, se prête aussi au jeu et revient particulièrement sur les scènes apocalyptiques se déroulant à Hong Kong, Orlando et Moscou. Les décors de la navette spatiale sont aussi abordés.
  • À la recherche de réponses (4:13 mn) : la genèse du film depuis une simple question posée à Dean Devlin par sa propre fille. Le scénariste Paul Guyot ainsi que l’interprète d’Eni Adisa, Adepero Oduye (The Big Short : Le casse du siècle), interviennent pour la première fois.
  • Un événement international (5:40 mn) : ce court-métrage s’intéresse au casting international. D’après son réalisateur, Geostorm est un film qui devait être en mesure de « parler au monde entier ». Étonnamment, les acteurs principaux sont délaissés au profit de Daniel Wu (Cheng Long) et d’Andy Garcia.

Ces bonus auraient été intéressants s’ils ne survolaient pas la surface. Tous auraient gagné à tourner aux alentours de vingt minutes. Plus exhaustifs, ils auraient pu palier davantage à l’absence de scènes coupées et de commentaire(s) audio et auraient constitué un véritable making-of. D’autres sujets font défaut : répétitions, storyboards, post-production…

La science-fiction n’est pas un genre inconnu au réalisateur Dean Devlin. En effet, ce dernier s’est notamment illustré en tant que producteur pour Stargate : La porte des étoiles (1994) et Independence Day : Resurgence (2016). À l’occasion de Geostorm, l’homme s’est équipé d’une double casquette en signant son scénario aux côtés de Paul Guyot (Les Justiciers). Ayant pourtant remporté l’Universe Reader's Choice Award de la Meilleure Écriture pour Independance Day en 1996, Devlin ne convainc pas cette fois-ci. Les critiques sont majoritairement assassines, et les recettes internationales s’élèvent à 221,4 millions de dollars. En conclusion : elles ne parviennent pas…

Note de la rédaction

Note de la rédaction

Sur la bonne voie

Si « Geostorm » n’est pas le désastre si souvent dénoncé par les critiques, il n’en est pas moins un « gulty pleasure ». Tandis que sa qualité vidéo ne déçoit pas, on regrette l’absence d’une piste française HD. Quant aux bonus, ils ne font qu’effleurer des thèmes pourtant intéressants. Barème : Film ★★ / Blu-ray ★★★★ / Bonus ★★

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