Après les succès de "Mais où est donc passée la 7e compagnie ?" et "On a retrouvé la 7e compagnie", le réalisateur Robert Lamoureux conclut la trilogie en 1977 avec le dernier volet "La 7e compagnie au clair de lune". Un film dans lequel on retrouve notamment un certain Gérard Jugnot, qui ne garde pas un très bon souvenir du tournage.
La 7e compagnie au clair de lune : fin de la trilogie
Les années 70 sont une époque dorée pour la comédie française avec de nombreux films qui deviendront des classiques du genre. Parmi eux, on retrouve Mais où est donc passée la 7e compagnie ? qui sort en 1973. Réalisé par Robert Lamoureux (qui joue également le rôle du colonel Blanchet), le film marque les esprits. En effet, dans les années 70, les traumas de la Seconde Guerre mondiale sont encore très présents en Europe. Le film qui revient avec drôlerie sur des événements tragiques ne passe donc pas inaperçu. Il se classe 3e au box-office français l'année de sa sortie avec 3,9 millions d’entrées.
Une suite nommée On a retrouvé la 7e compagnie sort deux ans plus tard et obtient également le succès avec 3,7 millions d’entrées. Robert Lamoureux conclut en 1977 sa trilogie avec La 7e compagnie au clair de lune. Ce sera d’ailleurs son dernier film en tant que réalisateur, poursuivant essentiellement le reste de sa carrière sur les planches. Pour ce dernier volet, on retrouve quelques acteurs phares des précédents films : Jean Lefebvre en tête évidemment, accompagné de Pierre Mondy et Henri Guybet.
Quand Gérard Jugnot se prend des soufflantes
Au sein de la distribution de La 7e compagnie au clair de la lune, on retrouve un jeune acteur de 26 ans qui n’est pas encore la star incontournable que l’on connaît aujourd’hui : Gérard Jugnot. En effet, à cette époque, le comédien fait ses gammes avec la troupe du Splendid dans laquelle on retrouve des talents tout aussi prometteurs qui marqueront le cinéma français (Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Michel Blanc, Josiane Balasko).
Lorsque Gérard Jugnot rejoint le casting du dernier opus de La 7e compagnie, il est certes un comédien qui a déjà une certaine expérience dans le domaine (il a déjà joué dans une vingtaine de films) mais il n’a pas encore une grande notoriété. Sur le plateau de tournage, il subit donc les foudres du réalisateur Robert Lamoureux, dont il parlera dans le livre Ça tourne mal ! L'histoire tumultueuse et méconnue du cinéma français :
Plus Robert me hurle dessus, moins j'assure ma voix. On fait 40 prises, je suis liquide. Henri Guybet me rassure en me disant qu'avant moi, c'était lui qui morflait et que Jean Carmet avait eu droit la semaine précédente à 45 prises.

Ce n’est évidemment pas la première fois qu’il est reproché au metteur en scène de se comporter de manière intransigeante et tyrannique avec ses acteurs. En effet, son comportement difficile a eu pour conséquence le claquement de porte d'une star de l’époque, Aldo Maccione, qui faisait partie de la distribution du premier volet. Un départ qui a eu des conséquences sur le tournage du deuxième film, où le personnage de Maccione prenait ainsi les traits d'Henri Guybet.
Pour Gérard Jugnot, la suite de sa carrière sera bien meilleure. En effet, aux côtés du reste de la troupe du Splendid, il connait le succès un an plus tard avec Les Bronzés (qui obtiendra une suite tout aussi célèbre avec Les Bronzés font du ski). Le début de la gloire.