Netflix tente de redonner vie au concept du monde inversé avec "Ladies first", une comédie portée par un duo d'acteurs prestigieux. Pourtant, malgré la présence de Sacha Baron Cohen et Rosamund Pike, cette relecture d'un succès français peine à trouver le ton juste selon les critiques.
Netflix tente de revisiter la comédie de genre avec Ladies first, mais selon les critiques du Guardian ou encore de Variety, le résultat est loin d'être à la hauteur des attentes suscitées par son casting. Malgré la présence de Sacha Baron Cohen et Rosamund Pike, ce remake s'égare dans une satire qui semble avoir plusieurs décennies de retard sur son époque.
Une relecture poussive d’un succès français de 2018
L'idée de base de Ladies first n'est pas nouvelle, puisqu'il s'agit du remake américain de la comédie française avec Vincent Elbaz, Je ne suis pas un homme facile, sortie sur Netflix en 2018.
Le pitch reste identique : Damien (Sacha Baron Cohen), un séducteur invétéré aux comportements ouvertement misogynes, se cogne la tête et se réveille dans un monde où les rapports de force sont inversés. Dans cette réalité alternative, les femmes occupent toutes les positions de pouvoir tandis que les hommes sont relégués au second plan, subissant le sexisme ordinaire qu'ils infligeaient autrefois.

Si le concept de monde inversé a déjà fait ses preuves par le passé, notamment avec Ce que veulent les femmes, cette version signée Thea Sharrock manque cruellement de finesse. Malheureusemnt le film accumule les clichés et finit par transformer ce qui aurait pu être une critique sociale acerbe en une farce répétitive.
Selon le Hollywood Reporter :
Le film est suffisamment rythmé, les gags s'enchaînant à un rythme si régulier, que certains finissent inévitablement par faire mouche.

Un casting pourtant prestigieux
Le plus déconcertant dans Ladies first reste sans doute la présence d'acteurs de premier plan.
Rosamund Pike, dont le talent n'est plus à prouver depuis sa performance magistrale dans Gone girl, campe ici Alex, une dirigeante d'agence de publicité impitoyable. À ses côtés, Sacha Baron Cohen livre une prestation jugée plate, il peine ici à rendre son personnage attachant dans sa phase de rédemption là où un Mel Gibson excellait dans un registre similaire...
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Les critiques s'accordent à dire qu'au lieu de proposer une réflexion pertinente sur les inégalités salariales ou le harcèlement, le récit se contente de pointer du doigt des évidences sans jamais proposer d'angle original. En voulant dénoncer le patriarcat par l'absurde, le film finit par devenir aussi caricatural que ce qu'il tente de parodier.
Pourquoi Netflix a choisi de produire une version anglophone aussi aseptisée d'un film qui fonctionnait pourtant très bien dans sa version originale ? La question demeure... Reste à savoir si le public sera au rendez-vous, ou s'il préférera retourner voir les classiques du genre.
Ladies first est à découvrir sur Netflix depuis ce 22 mai.