Les Ripoux : quand l'équipe du film se faisait voler en plein tournage

Les Ripoux : quand l'équipe du film se faisait voler en plein tournage

Dans "Les Ripoux", Philippe Noiret et Thierry Lhermitte font leurs combines dans le 18e arrondissement de Paris. Pendant le tournage à Barbès-Rochechouart, des personnes ont délesté Claude Zidi et son équipe de nombreux objets...

Les Ripoux : la rencontre entre Boisrond et Lesbuche

Après s'être croisés dans Que la fête commence... de Bertrand Tavernier, Philippe Noiret et Thierry Lhermitte font équipe dans Les Ripoux en 1984. Dans cette comédie signée Claude Zidi (L'Aile ou la cuisse, Les Sous-Doués), le premier prête ses traits à René Boisrond, inspecteur du commissariat du 18e arrondissement de Paris qui a ses méthodes bien à lui.

Habitué à racketter en toute sérénité et à encaisser les pots-de-vin, le flic se retrouve à devoir travailler avec François Lesbuche. Incarné par le second, ce jeune policier originaire d'Épinal vient de sortir de l'école avec une montagne de principes.

Les Ripoux
Les Ripoux ©Gaumont

D'abord décontenancé par le fonctionnement du vieux briscard, Lesbuche finit par se laisser séduire par ses combines. Ils finissent même par planifier un gros coup ensemble...

Régine, Grace de Capitani, Claude Brosset et Jacques Frantz complètent la distribution du film, qui s'impose comme le deuxième plus gros succès de 1984 en France derrière Marche à l'ombre avec près de 5,9 millions d'entrées. Un carton qui entraîne deux suites où le tandem se reforme : Ripoux contre ripoux et Ripoux 3.

Des dizaines de figurants imprévus...

Claude Zidi et son équipe ont posé leurs caméras dans le 18e arrondissement de la capitale pour tourner, notamment à Barbès. Un commissariat est construit pour les besoins du long-métrage et le résultat final est tellement réaliste que des passants pensent qu'il s'agit d'un véritable bâtiment de la police, comme le raconte le réalisateur (via Télé 7 Jours) :

Le commissariat, construit dans un entrepôt, avait l’air tellement authentique que des gens venaient y apporter des objets trouvés et y déposer plainte !

L'autre décor conçu pour le film est celui du marché où Boisrond vient encaisser ses commissions. Un endroit pour lequel l'équipe a réquisitionné une partie de Barbès-Rochechouart, à quelques mètres du vrai marché. Là encore, l'endroit est très vite investi par des personnes qui ne sont pas liées à la production. Certaines d'entre elles en auraient profité pour ne pas repartir les mains vides, toujours selon Claude Zidi :

Nous avions 80 figurants professionnels. À la fin, 300 personnes se baladaient là, sans même s’apercevoir qu’on tournait. On s’est fait piquer tous les objets et accessoires.