Sorti en 1963, "Un drôle de paroissien" avec Bourvil et Jean Poiret, a marqué son époque par son amusante intrigue. Une intrigue dont certains se sont un peu trop inspirés pour de mauvaises raisons.
Un drôle de paroissien : première collaboration réussie entre Jean-Pierre Mocky et Bourvil
Au cours de ses 77 années de carrière, Jean-Pierre Mocky a réalisé de nombreux films. Celui qui était connu pour ses violentes colères sur les plateaux de tournage, met en scène Un drôle de paroissien en 1963. À cette époque, le réalisateur en est à ses débuts. En effet, Un drôle de paroissien est "seulement" son cinquième long-métrage.
Si son premier choix pour incarner le premier rôle est Fernandel, ce dernier refuse. Il se tourne ensuite vers Bourvil qui accepte de jouer dans le film immédiatement. Un drôle de paroissien est alors un joli succès en totalisant 2,3 millions d'entrées. C'est le début d'une belle collaboration entre Bourvil et Jean-Pierre Mocky puisqu'ils travailleront ensemble à trois reprises.
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Le long-métrage suit Georges, un homme issu d'une famille aristocrate et catholique qui se retrouve ruiné. Pour sortir de la misère, il lui vient alors une idée loufoque : piller les troncs d'église. Si le film est devenu culte pour de bonnes raisons, il a également influencé de manière malsaine certaines personnes. Ainsi, on ne compte plus le nombre d'affaires criminelles qui rappellent celle d'Un drôle de paroissien.
Une histoire qui inspire
En 2014, un SDF toxicomane est condamné à 1 an de prison, dont 4 mois ferme. Son crime ? Avoir volé l'argent d'un tronc de la cathédrale de Strasbourg. D'après le magazine Libération qui relate ce fait-divers, la vice-procureure de cette affaire aurait même déclaré que l'heure n'était pas à penser à Bourvil ou à Jean-Pierre Mocky, faisant évidemment référence à Un drôle de paroissien.
En 2015, dans le Var, un curé mène sa propre enquête, après s'être rendu compte qu'un pilleur dépouillait les troncs de son église. Il finit par trouver le coupable en se cachant dans le confessionnal. Ce dernier utilisait d'ailleurs la même technique que le personnage interprété par Bourvil dans le film de 1963.
2 ans plus tard, France info rapporte qu'un "drôle de paroissien" habitant à Saint-Lo a été pris la main dans le sac. En effet, ce dernier était suspecté par la police d'avoir volé près de 7500 euros dans plusieurs églises situées en Bretagne et en Normandie. Voici sa méthode :
Il insère, dans le tronc des églises, une tige de métal à l'extrémité de laquelle il place de l'adhésif double face ou de la colle afin d'en extraire les dons de paroissiens.
Bien d'autres affaires de pillages de tronc ont été rapportées. Et si tous les coupables n'ont pas explicitement signifié qu'ils s'étaient inspiré d'Un drôle de paroissien, on ne peut que penser à ce film lorsque ces crimes sont commis.