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Décès du réalisateur Alan Parker : retour sur une carrière mythique

Décès du réalisateur Alan Parker : retour sur une carrière mythique

Le réalisateur britannique Alan Parker est décédé le 31 juillet 2020 à l’âge de 76 ans. Cinéaste important il a très fortement influencé le cinéma américain de quelques chefs d’œuvres inoubliables.

Décès d’Alan Parker

C’était l’un des cinéastes britanniques les plus emblématiques de sa génération, et surtout de son pays. Le grand Alan Parker est décédé ce vendredi 31 juillet 2020 des suites d’une longue maladie, d’après le British Film Institute. Il était âgé de 76 ans. Réalisateur d’une quinzaine de longs-métrages, et de quelques téléfilms, espacés sur 30 ans de carrière, Alan Parker avait pris sa retraite en 2003 après son dernier film : La Vie de David Gale. Retour sur la filmographie d’un grand réalisateur.

Des classiques indéniables

Comme beaucoup d’autres réalisateurs de sa génération, Alan Parker fait ses débuts dans le monde de la publicité sur ses terres natales anglaises. Un bon moyen de faire ses armes. C’est là qu’il écrit ses premiers scénarios, dont celui de Melody adapté sur grand écran par Waris Hussein en 1971. Dès 1974, Alan Parker passe à la réalisation et met en scène ses premiers courts-métrages. Il faut attendre deux ans pour que son premier long-métrage, Bugsy Malone, sorte au cinéma. Alan Parker se fait un nom dès son deuxième film. En 1978 il signe le dérangeant Midnight Express. Un film controversé, choquant, qui est resté dans les mémoires pour sa violence crue et ses choix sans concession. La critique salue la maîtrise de Midnight Express qui remporte deux Oscars. Ceux de la Meilleure musique et du Meilleur scénario.

Décès du réalisateur Alan Parker : retour sur une carrière mythique

En 1984, Alan Parker rencontre un nouveau succès critique avec l’excellent Birdy, dans lequel il dirige Matthew Modine et Nicolas Cage. Ce drame poignant remporte le Grand Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes 1985. Son film suivant est également un classique grâce à une confrontation musclée entre Mickey Rourke et Robert De Niro dans Angel Heart. Puis, en 1988, Alan Parker signe peut-être son film le plus célèbre : Mississippi Burning. Ce puissant film sur la ségrégation porté par Gene Hackman et Willem Dofoe est nommé à sept reprises aux Oscars et remporte le prix de la Meilleure photographie.

Un rapport très fort à la musique

L’une des grandes caractéristiques d’Alan Parker demeure son rapport à la musique. Également compositeur, le cinéaste est surtout célèbre pour l’intérêt qu’il porte au monde de la musique. L’artiste a mis en scène de nombreuses comédies musicales et autres biopics musicaux. En 1980 il signe Fame, qui raconte le destin de danseurs qui tentent de percer dans ce milieu très convoité.

Décès du réalisateur Alan Parker : retour sur une carrière mythique

En 1982 il réalise le film préféré des mélomanes. Il met en scène le superbe album The Wall de Pink Floyd. Film presque expérimental, à travers notamment une animation renversante, Alan Parker donne vie aux sublimes musiques de ce groupe mythique. En 1991, l'artiste réalise Les Commitments, qui raconte les déboires d’un groupe de soul music de Dublin. Enfin, en 1997, le cinéaste revient une dernière fois dans l’univers de la musique avec Evita, une comédie musicale portée par Madonna et Antonio Banderas. 

Une fin de carrière plus discrète

Sa fin de carrière n’est pas déméritante, loin de là. Mais forcément, Alan Parker a signé des films légèrement moins impactants. En 1990 il réalise Bienvenue au Paradis, qui revient sur l’internement abusif des Japonais aux Etats-Unis durant la Seconde Guerre mondiale. Ensuite, en 1994, il met en scène se Aux bons soins du Dr Kellogg, qui s’apparente certainement à l’un des plus gros échecs critiques de sa carrière. En 2000, Alan Parker rencontre un autre échec critique avec Les Cendres d’Angela. Enfin, en 2003, le cinéaste réalise son dernier film avant de prendre sa retraite : La Vie de David Gale. Le film est un succès populaire incontestable.

Bref, Alan Parker c’était tout ça, et bien plus encore. Un cinéaste de talent, qui a su parfaitement marier musique et images à travers des films inoubliables. C’était un réalisateur précis, efficace et très professionnel dont la disparition créée un énorme vide dans le monde du 7ème art.

 

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