Ion Iliescu (prononcé : /ˈjon iliˈesku/), né le 3 mars 1930 à Oltenița (royaume de Roumanie) et mort le 5 août 2025 à Bucarest (Roumanie), est un homme d'État roumain, président de Roumanie de 1989 à 1996 puis de 2000 à 2004. Sous le régime communiste, ingénieur de formation, il
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rejoint le Parti communiste roumain (PCR) et devient un influent membre de son comité central dans les années 1960. Par la suite, il est tenu en retrait par Nicolae Ceaușescu. Il est la figure centrale de la révolution de 1989, considérée par beaucoup comme un coup d'État. Il succède à Ceaușescu en prenant la tête d'un Conseil du Front de salut national, puis remporte les élections démocratiques de 1990 avec son parti, le FSN. Après l'adoption d'une nouvelle Constitution, il est réélu à la présidence en 1992, avant d'être battu en 1996 par le chrétien-démocrate Emil Constantinescu. Dirigeant du Parti de la démocratie sociale de Roumanie (PDSR), il retrouve la présidence du pays en 2000, l'ayant emporté face au candidat d'extrême droite Corneliu Vadim Tudor. Dans la dernière année de son troisième mandat, la Roumanie rejoint l'OTAN et prépare son adhésion à l'Union européenne. Il termine sa carrière politique au Sénat en 2008, restant ensuite président d'honneur du Parti social-démocrate (PSD). Il est poursuivi à partir de 2015 pour « crimes contre l'humanité » durant les événements de 1989 et de 1990, par une justice roumaine critiquée pour sa lenteur. Mais son procès concernant les fusillades ayant fait des centaines morts lors de la révolution roumaine de 1989 et les conditions de l'exécution du couple Ceauşescu est régulièrement repoussé, alors qu'il est également mis en cause dans le cadre des minériades. Mort à 95 ans sans jamais avoir été jugé, Ion Iliescu est une personnalité qui divise l'opinion publique. Alors que ses partisans le présentent comme le « petit père » de la Roumanie post-communiste, il fait l'objet de nombreuses critiques pour son action lors de la révolution puis de la transition du pays vers une économie de marché et la démocratie.
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