Biographie Joe Biden
Joseph Robinette Biden, Jr., couramment appelé Joe Biden (/d͡ʒoʊ ˈbaɪdən/), né le 20 novembre 1942 à Scranton (Pennsylvanie), est un homme d'État américain. Membre du Parti démocrate, il est le 47e vice-président des États-Unis, en fonction du 20 janvier 2009 au 20 janvier 2017, et le 46e président des États-Unis,
Lire plus
en fonction du 20 janvier 2021 au 20 janvier 2025. Il s'installe dans le Delaware après avoir quitté sa ville natale avec sa famille en 1953. Diplômé en droit de l'université de Syracuse en 1968, il exerce la profession de juriste. Il est élu au conseil du comté de New Castle en 1970. En 1973, élu dans le Delaware, il devient à 30 ans l'un des plus jeunes sénateurs des États-Unis de l'histoire. Il perd tragiquement son épouse Neilia et sa fille un mois après sa victoire, avant de se remarier avec Jill Jacobs en 1977. Au Sénat, considéré comme un démocrate modéré, il préside la commission judiciaire de 1987 à 1995, puis la commission des affaires étrangères à deux reprises entre 2001 et 2009. Candidat malheureux aux primaires démocrates pour les élections présidentielles de 1988 et de 2008, il est choisi par Barack Obama pour être son colistier à l'élection de 2008. Le ticket l'emporte, il quitte alors au début de l'année 2009 ses fonctions de sénateur après trente-six ans de mandat. Il est réélu à ce poste en 2012. Durant ses deux mandats, il se consacre aux questions internationales et négocie avec les républicains pour faire adopter plusieurs réformes. Il renonce à une candidature à l'élection présidentielle de 2016 en invoquant la mort de son fils Beau. En 2020, il s'impose aux primaires présidentielles démocrates face à Bernie Sanders. Avec Kamala Harris comme colistière, il remporte ensuite le scrutin présidentiel face à Donald Trump, président républicain sortant qui conteste les résultats et se voit mis en cause dans l'assaut meurtrier du Capitole. À 78 ans, Joe Biden devient le président des États-Unis le plus âgé en début de mandat (dépassé par Trump en 2025). Au début de sa présidence, il entend mettre fin à la crise du Covid au moyen d'une politique de relance (« Bidenomics ») comparée au New Deal. Il annule de nombreuses mesures de l'ère Trump et soutient une loi de contrôle modéré des armes à feu. Alors que la Cour suprême des États-Unis – à majorité conservatrice depuis la présidence Trump – revient sur le droit fédéral à l'avortement, ce qui limite l'ampleur de la défaite annoncée du Parti démocrate aux élections de mi-mandat, il y nomme la première femme afro-américaine, Ketanji Brown Jackson. En politique étrangère, Joe Biden acte le retrait total des États-Unis d'Afghanistan décidé par son prédécesseur, ce qui permet la reprise du pouvoir par les talibans. Après l'invasion russe de l'Ukraine, il prend des sanctions contre la Russie et supervise l'envoi d'armement à l'Ukraine, dont le gouvernement américain apparaît alors comme le principal soutien. De manière globale, sa présidence marque un réchauffement des relations avec les nations alliées des États-Unis, notamment au niveau européen, ce qui contraste avec l'isolationnisme de l'administration Trump. Alors que son bilan est globalement salué au sein de son parti dans un contexte toujours très polarisé avec l'influence persistante de Donald Trump, il est désigné par les primaires démocrates en vue de l'élection de 2024. Toutefois, il fait l'objet d'appels croissants à se retirer de l'élection, sur fond d'inquiétudes sur sa santé physique et mentale et de mauvais sondages. Il retire sa candidature quatre mois avant le scrutin, une situation inédite depuis 1880 pour un président ayant exercé un seul mandat. Il apporte son soutien à Kamala Harris, qui sera défaite par Trump.
Moins