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La petite femelle sur France 2 : retour sur l'histoire vraie de Pauline Dubuisson

Une affaire qui a défrayé la chronique

La petite femelle sur France 2 : retour sur l'histoire vraie de Pauline Dubuisson

France 2 diffuse le lundi 1er février le téléfilm inédit "La petite femelle" avec Lucie Lucas dans le rôle de Pauline Dubuisson. Retour sur la célèbre affaire qui a défrayé la chronique dans les années 50.

La petite femelle : c'est quoi ?

France 2 propose le lundi 1er février une soirée consacrée à la mystérieuse affaire Pauline Dubuisson avec, pour débuter, le téléfilm inédit La petite femelle.

Mis en scène par Philippe Faucon et porté par Lucie Lucas (la vedette de la série Clem), ce long-métrage est basé sur le livre éponyme de Philippe Jaenada paru en 2016. Il s'intéresse à l'histoire vraie de Pauline Dubuisson, accusée du meurtre de son amant, qui avait déjà inspiré en 1961 le film La vérité d'Henri-Georges Clouzot avec Brigitte Bardot.

La petite femelle
La petite femelle ©France Télévisions

Le synopsis :

Novembre 1953. Pauline Dubuisson est accusée d’avoir tué de sang-froid son amant. Mais qui est donc cette jeune femme dont la France entière réclame la tête ? Une arriviste froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui a couché dans le lit de l'Occupant, a été tondue, avant d’assassiner par jalousie un garçon de bonne famille ? Ou n’est-elle, au contraire, qu’une jeune fille libre qui revendique avant l’heure son émancipation et questionne la place des femmes au sein de la société ?

Avec son téléfilm, Philippe Faucon, souhaite apporter un regard nouveau sur celle qu'il qualifie d'"héroïne qui interroge nos temps modernes". Mais qui était-elle vraiment ?

Pauline Dubuisson : des débuts mouvementés

Née en 1927 à Malo-les-bains dans le Nord, Pauline Dubuisson est l'unique fille d'une famille de quatre garçons. Elle reçoit une éducation dure de la part de son père, qui lui confère un caractère très fort et une détermination sans faille qui la pousse à entreprendre des études de médecine.

En 1944, en pleine occupation, alors qu'elle travaille comme aide-infirmière à l'hôpital allemand de Dunkerque, elle entreprend une liaison avec le médecin-chef, âge de 53 ans. Cette relation lui vaudra, à la Libération, d'être humiliée sur la place publique. Elle échappe de peu à l'exécution et est contrainte de fuir Dunkerque avec son père.

Pauline Dubuisson
Procès de Pauline Dubuisson en 1953 ©Paris Match

La mort de Félix Bailly : crime ou accident ?

C'est en 1947 qu'elle rencontre Félix Bailly, alors qu'elle continue ses études de médecine à Lille. Très vite, le jeune homme tombe amoureux d'elle et la demande en mariage, ce qu'elle refuse, à plusieurs reprises, car elle souhaite rester libre (ce qui est très mal vu à l'époque). Lassé de l'attendre, Félix Bailly décide de la quitter deux ans plus tard, et part à Paris, où il rencontre une autre femme. Regrettant son choix, Pauline Debuisson retrouve sa trace mais le jeune homme refuse de lui parler. Quelques semaines plus tard, elle obtient un permis de port d'arme et achète un revolver (par préméditation ou pour se suicider).

Le 17 mars 1951, elle tue Félix Bailly de trois balles après avoir, d'après les témoignages, passé la nuit avec. Selon elle, c'était un accident (elle dira qu'elle voulait se suicider et que Félix l'en a empêchée). Quelques instants plus tard, elle tente de nouveau de se suicider en s'enfonçant un tuyau de gaz dans la bouche mais est retrouvée vivante. Ce qui n'est pas le cas de son père, qui se suicide au gaz, après avoir appris le crime commis par sa fille.

Procès de Pauline Dubuisson en 1953
Procès de Pauline Dubuisson en 1953 ©Paris Match

Dans l'attente de son procès, elle tente une nouvelle fois de se suicider en se taillant les veines. En novembre 1953, elle est condamnée aux travaux forcés à perpétuité, et échappe de peu à la guillotine, grâce à la seule femme du jury de sept personnes qui lui accorde des circonstances atténuantes. Le procureur était particulièrement vindicatif à son encontre, allant même jusqu'à la qualifier de "hyène". Avec le recul, il semblerait que Pauline Dubuisson n'ait pas payé que pour son crime, mais également pour son passé de femme libre.

Pauline Dubuisson : une fin tragique

En 1960, elle est libérée pour bonne conduite, et s'installe à Saint-Germain-des-Près à Paris où elle reprend ses études de médecine. Mais l'année suivante, son histoire la poursuit avec la sortie de La vérité d'Henri-Georges Clouzot, qui précipite sa fin tragique.

Souhaitant fuir son passé, elle part pour le Maroc en 1962, où elle trouve un poste d'interne à Mogador (désormais Essaouira) et rencontre un ingénieur pétrolier qui souhaite l'épouser. Mais il tombe par hasard sur un article relatant l'affaire, et décide finalement de la quitter.

Le 22 septembre 1963, Pauline Dubuisson est retrouvée morte dans son lit après avoir avalé des barbituriques. Elle est enterrée anonymement, selon ses souhaits, à même la terre, dans le cimetière de Mogador.

Si cette histoire vous passionne, nous vous conseillons d'écouter l'excellent épisode d'Affaires sensibles, qui lui est consacré :

 

 

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