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L’Île aux chiens : à la rescousse de la race canine en Blu-ray

Réalisé par Wes Anderson (Fantastic Mr. Fox), L’Île aux chiens prend place au sein de la ville japonaise fictive de Megasaki. Dans ce futur à l’allure dystopique, une maladie terrible se propage chez la population canine qui est alors victime de terribles symptômes. Ce virus de la grippe les rend agressifs et souffrants, provoquant une panique générale chez leurs maîtres et autres citoyens. Le maire Kobayashi (Kunichi Nomura), issu d’une dynastie éprise des chats mais rebutée par les chiens, prend la décision d’exiler les animaux sur l’île des déchets. L’Île aux chiens : quand le meilleur ami de l’homme devient jetable…

Note de la rédaction

Note de la rédaction

Sur la bonne voie

« L’Île aux chiens » vaut définitivement le détour. Caractérisé par un style visuel original et inspiré, il conte un scénario engageant qui fait naître l’émotion chez le spectateur. La qualité du Blu-ray est ce qui se fait de mieux, bien que les suppléments auraient gagné à être étoffés. Barème : Film ★★★★ / Blu-ray ★★★★★ / Bonus ★

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Lorsque le meilleur ami de l’homme est en danger de mort, il faut prendre des risques pour lui venir en aide. Apportez votre soutien à Atari et aux résistants dans « L’Île aux chiens » de Wes Anderson, en Blu-ray et DVD dès le 22 août !

Réalisé par Wes Anderson (Fantastic Mr. Fox), L’Île aux chiens prend place au sein de la ville japonaise fictive de Megasaki. Dans ce futur à l’allure dystopique, une maladie terrible se propage chez la population canine qui est alors victime de terribles symptômes. Ce virus de la grippe les rend agressifs et souffrants, provoquant une panique générale chez leurs maîtres et autres citoyens. Le maire Kobayashi (Kunichi Nomura), issu d’une dynastie éprise des chats mais rebutée par les chiens, prend la décision d’exiler les animaux sur l’île des déchets.

L’Île aux chiens : quand le meilleur ami de l’homme devient jetable

Traités tels des détritus, ils sont bannis sans le moindre remord ni once de préoccupation pour leur sort. Dès lors, il leur faut s’alimenter de nourriture infâme dont les aliments sont infestés de vers. Le premier qui y est expédié, en guise d’exemple, n’est autre que Spots (Liev Schreiber) qui a appartenu au jeune Atari Kobayashi (Koyu Rankin). Cette relation fusionnelle qui réchauffe le cœur dans ce climat particulièrement hostile s’illustre notamment par des flashbacks ici et là durant les 101 minutes que dure L’Île aux chiens. Le neveu du maire, que celui-ci a pris sous son aile suite au décès de ses parents, n’a plus qu’une idée en tête : récupérer son fidèle compagnon en se rendant dans cet enfer par ses propres moyens. Mais six mois ont passé depuis lors, et le chien a disparu. Et s’il avait subi un triste sort ? Que les recherches sont vaines ? L’enfant se fait alors aider par des alliés à quatre pattes étonnants alors que, parallèlement, des scientifiques mettant au point un vaccin sont menacés par la conspiration menée par le maire.

La variété des races canines présentée sur l’île instaure un intérêt visuel non-négligeable poussant le spectateur à une contemplation attentive. L’idée de se retrouver dans une décharge pourrait faire froncer le nez des plus sceptiques, mais les paysages débordent d’une inventivité qui ne lasse pas. Le cinéaste et son équipe ont fait les choses en grand, et renchérissent à coup de techniques filmiques accrocheuses telles que des travellings époustouflants.

Une autre originalité propre à l’œuvre est l’utilisation de la langue japonaise, fortement représentée mais jamais doublée. Comment comprendre ce qui est dit lors de ces instants ? Le public bénéficie de la traduction des journalistes, ou de sous-titres. Mais cela est loin d’être systématique et des paroles restent ainsi mystérieuses pour tous ceux ne possédant pas les qualifications nécessaires. Bien que ce ne soit pas dérangeant puisque que les expressions des personnages (magnifiquement représentées) couplées à leurs intonations sont suffisantes à la compréhension, les plus curieux se verront obligés de prendre des cours particuliers. N’hésitez pas à nous faire partager vos trouvailles.

Il paraît aussi évident qu’à travers cette « chasse aux sorcières » revisitée, le créateur pointe du doigt une triste caractéristique commune à l’être humain : sa tendance à se retourner contre un individu et/ou une population en réaction à des histoires et des dires rarement justifiés. Sous la coupe de la manipulation, la cruauté et l’indifférence bouillent à la surface avant d’y céder. Il ne sert à rien de rechercher un antidote, mieux vaut-il expédier les chiens au loin et ne plus en entendre parler. Affaire classée. C’est pour cela que le meilleur ami de l’homme devient aussi facilement son pire ennemi.

Les éditions commercialisées

Qui a-t-il de beau à se mettre sous la dent avec les supports physiques ? Eh bien, 20th Century Fox a mis les moyens puisque l’éditeur propose un DVD, un Blu-ray, et même un steelbook contenant la galette bleue pour les collectionneurs de boîtiers métalliques. À l’instar de celui de Red Sparrow, le visuel est relativement sobre mais efficace. Peut-être même plus esthétique que celui des éditions standards. Aucun signe d’un Blu-ray 4K cependant, mais la décision n’est pas imputable à Fox Home Entertainment France puisqu’il est indisponible sur le marché mondial. Aussi, le marchand FNAC ne dispose pas d’exclusivité(s), inutile donc d’espérer plus de suppléments ou goodies.

De gauche à droite: DVD, Blu-ray, Steelbook + Blu-ray

Test Vidéo/Audio

Bien que les fichiers sources s’élèvent à une résolution de 5.2K selon IMDb¸ le master a quant à lui été achevé en 2K. Ce choix ne justifie pas l’absence d’un disque dernière génération puisque nombreux sont ceux présentant un simple agrandissement. Et il ne fait aucun doute que le résultat aurait tout de même été flatteur. Pourquoi ? Car L’Île aux chiens a déjà tout d’une référence en matière de qualité d’image grâce au Blu-ray standard. Pour cause, l’œuvre bénéficie d’une authenticité accrue de par l’utilisation du procédé de stop-motion qui tire parti de la complexité des tissus et autres matériaux organiques. Oui, l’utilisation du numérique n’a pas été bannie malgré tout, mais cela est suffisant pour y administrer un souffle de vie absent des productions d’animation 3D plus artificielles.

La richesse des textures est parfaitement retranscrite. Des abondantes tâches de rousseur sur le visage de Tracy Walker, aux poils des chiens de différentes teintes ainsi qu’aux aspects multiples. Les images sont précises et ciselées, et ne manquent pas d’impressionner par le biais de ses contrastes entraînant une profondeur remarquable. Fort heureusement, les noirs ne sont jamais bouchés en dépit de scènes parfois assez lugubres. La restitution des couleurs est vibrante, et des touches plus vives comme le bleu clair des yeux de certains animaux ou des bâtiments de la ville viennent électriser le spectateur. C’est un sans faute pour 20th Century Fox !

Les pistes audios flattent ce spectacle de haute-volée. Trois sont offertes : les doublages français et allemand sont au format DTS 5.1, tandis que la piste originale est elle en DTS-HD 5.1. Cette dernière offre des dialogues clairs et compréhensibles, mais aussi des basses suffisamment profondes et dynamiques lors des scènes d’action. L’ensemble des canaux est mobilisé afin de composer une atmosphère réaliste où il est possible d’entendre des aboiements, le mouvement du vent, mais aussi le bruit des déchets renversés ou piétinés par les personnages. La musique composée par Alexandre Desplat (La Forme de l’eau) est à nouveau parfaitement adaptée et agréable à l’oreille.

Test Bonus

Bien que les featurettes mises à disposition dans le menu des interactivités soient variées quant aux sujets qu’elles abordent, la durée totale n’est pas folichonne puisque seules 25 minutes s’affichent au compteur. Dommage pour L’Île aux chiens qui a reçu de bonnes critiques presse et spectateurs, et dont le cinéaste est reconnu depuis une vingtaine d’années. Un commentaire audio par ce dernier aurait été le bienvenu.

  • Les animateurs (3:42 min) : parmi les entretenus se trouvent les deux animateurs Jason Stalman et Chuck Duke. Ils reviennent sur la complexité intrinsèque à l’utilisation du stop-motion. Par exemple, l’une des plus grandes difficultés est de réussir à rendre crédible les mouvements des personnages (la marche en particulier). 27 animateurs et 10 assistants ont travaillé sur le long-métrage dans le but de venir à bout de ce défi titanesque. Ce supplément est ponctué d’images du tournage mais aussi du doublage.
  • L’île aux chiens, interviews des acteurs (5:09 min) : les membres du casting (Bill Murray, Edward Norton, Tilda Swinton…) discutent de l’animal qu’ils interprètent, de ce qui leur plaît en eux, etc. En outre, ils répondent à diverses questions à l’instar de Scarlett Johansson qui commente un « Que trouve-t-elle à Chef ? ». Les acteurs ne sont pas physiquement présentés puisque chacun est mis en scène à travers son chien dans une scène animée.
  • Les marionnettes (4:03 min) : les étapes de la fabrication sont ici mentionnées. Sculpture, moulage, pelage, peinture, costume, utilisation du silicone… À savoir que près de 900 personnages ont ainsi été créés, mais aussi des milliers de visages !
  • Une ode aux chiens (2:00 min) : les intervenants commentent le besoin des chiens d’être aimé, et le spectateur part à la rencontre de la dizaine d’entre eux ayant servi d’inspiration aux animateurs.
  • La ville de Megasaki et l’île Poubelle (2:59 min) : retour sur les deux facettes opposées du monde qui est présenté. Si les chiens se retrouvent dans une déchetterie infecte mais tout de même organisée selon les différents types d’immondices, c’est bien dans une ville du futur que sont prises les plus décisions les plus machiavéliques. Le directeur de photographie, Tristan Oliver, analyse divers décors.
  • Les conditions météorologiques et l’environnement (3:04 min) : le film a nécessité la construction de plus de 240 décors, dont le plus imposant avoisine les 16 mètres. Des dessins préparatoires à la construction de la maquette physique, le public se retrouve plongé dans l’élaboration de ce qui ancre les protagonistes dans un semblant de réalité. Une multitude d’éléments réels ont été mobilisés, comme de la fumée filmée sur fond vert.
  • Galerie (1:18 min) : en avancée automatique ou manuelle, la galerie contient 15 images des membres du casting accompagnés de leur chien respectif. Divers membres de l’équipe comme le réalisateur sont aussi présents. Les affiches et photos promotionnelles ne sont pas fournies.
  • Film annonce (2:38 min) : en HD.
Réalisé par Wes Anderson (Fantastic Mr. Fox), L’Île aux chiens prend place au sein de la ville japonaise fictive de Megasaki. Dans ce futur à l’allure dystopique, une maladie terrible se propage chez la population canine qui est alors victime de terribles symptômes. Ce virus de la grippe les rend agressifs et souffrants, provoquant une panique générale chez leurs maîtres et autres citoyens. Le maire Kobayashi (Kunichi Nomura), issu d’une dynastie éprise des chats mais rebutée par les chiens, prend la décision d’exiler les animaux sur l’île des déchets. L’Île aux chiens : quand le meilleur ami de l’homme devient jetable…

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