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Sans un bruit : un silence de mort en Blu-ray

Écrit par le tandem de Nightlight (2015), Sans un bruit a pour énième originalité d’avoir pour réalisateur l’un de ses acteurs principaux : John Krasinski (The Office). Scénario relativement rare à moins de se nommer Woody Allen (Tout le monde dit I love you). Avec un budget de 17 millions de dollars, le studio a réussi un coup de maître avec des recettes internationales estimées à plus de 340 millions. Une coquette somme assortie à un accueil majoritairement positif. Sans un bruit : présentation et critique 2020. La population est menacée par des créatures aveugles à l’ouïe ultra-sensible bien décidée à exterminer…

Conclusion

Film
Vidéo
Audio
Bonus

« Sans un bruit » est un phénomène comme l’on en croise peu dans l’univers cinématographique. Alors que le calme règne (presque) en maître, l’attention du spectateur portée à l’audio est décuplée. Par chance, le Blu-ray fournit une piste sonore originale des plus robustes et, en complément, prend soin d’une photographie admirable.

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Chut ! Si « Sans un bruit » a plongé les salles de cinéma du monde entier dans le mutisme, ce n’est pas ce qui l’a empêché de faire parler de lui. Ce thriller d’épouvante rayonne ainsi parmi le cru de l’année pour sa prise de risques rare et est désormais à savourer chez soi en Blu-ray et DVD.

Écrit par le tandem de Nightlight (2015), Sans un bruit a pour énième originalité d’avoir pour réalisateur l’un de ses acteurs principaux : John Krasinski (The Office). Scénario relativement rare à moins de se nommer Woody Allen (Tout le monde dit I love you). Avec un budget de 17 millions de dollars, le studio a réussi un coup de maître avec des recettes internationales estimées à plus de 340 millions. Une coquette somme assortie à un accueil majoritairement positif.

Sans un bruit : présentation et critique

2020. La population est menacée par des créatures aveugles à l’ouïe ultra-sensible bien décidée à exterminer toutes sources de bruit. Les rues et les magasins paraissent désertées, à l’exception de la famille Abbott qui prend de précieuses précautions dans l’optique d’assurer sa sécurité. Les événements prennent une tournure drastiquement dramatique lorsque le benjamin, Beau (Cade Woodward) se fait tuer après avoir joué avec un avion électronique. Ellipse.

Une année plus tard, Evelyn (Emily Blunt) et Lee (John Krasinski) attendent un nouvel enfant. Le public prend alors part à leur quotidien et à celui des jeunes Regan (Millicent Simmonds) et Marcus (Noah Jupe). Discrétion, chuchotements, sable sur les chemins pour éviter que leurs déplacements soient entendus à l’extérieur… Autant d’astuces pour s’assurer un semblant de vie. Cependant, l’arrivée du bébé compromet leurs arrangements et les met tous en danger.

Certains spectateurs regretteront que Sans un bruit mise davantage sur la tension que sur l’horreur à proprement parlé, puisque décrit comme « terrifiant » lors de la phase promotionnelle. À l’inverse, l’autre part appréciera l’aura de suspens mêlé au mystère qui rythme l’œuvre. Question de goût (et d’attentes) évidemment. Ce qui est certain est qu’un soin infini a été porté aux bruitages qui en sont bien l’essence. Sur ce point, le métrage tient ses promesses avec une quantité de dialogues extrêmement limités. Tout repose sur la piste audio et l’interprétation de la distribution qui a la lourde de tâche de maintenir l’intégrité de cette heure et demi en étant privée d’un de ses principaux atouts : sa voix. Rassurez-vous, les expressions corporelles n’en sont pas pour autant exagérées voire caricaturales. Tous parviennent à être convaincants dans leurs gestes, leurs mimiques mais aussi dans leurs échanges de regards qui en disent longs. Preuve qu’il n’est pas forcément nécessaire de parler pour se comprendre.

Mention spéciale à Regan, souffrant de surdité à l’instar de celle qui lui prête ses traits, qui est l’un des personnages les plus intéressants du lot. Cela se justifie par son traitement psychologique notamment composé de sa culpabilité vis-à-vis de la mort de son frère et du rejet -inconscient- de son père, mais aussi par son exploitation artistique où l’audience est parfois murée dans le plus total des silences.

Néanmoins, le script frustre. Alors que public est en droit de se demander comment un couple sain d’esprit peut conclure que mettre au monde un enfant supplémentaire puisse être une bonne idée (autant pour ce dernier que pour l’ensemble de la fratrie), c’est le manque d’approfondissement concernant l’origine des créatures qui laisse songeur. Même si ce choix est délibéré, une impression de puzzle incomplet persiste. D’où viennent-elles ? Ont-elles un but autre que celui de supprimer toutes sources sonores ? Il ne reste qu’à espérer que des réponses seront apportées dans la suite prévue en 2020.

Les éditions commercialisées

Sans un bruit profite d’une sortie physique remarquable. L’éditeur Universal Pictures a en effet permis aux intéressés de se tourner vers trois supports différents, à savoir le DVD, le Blu-ray et le Blu-ray 4K. Cerise sur le gâteau, la FNAC a même obtenu le privilège de proposer deux steelbooks exclusifs à l’enseigne qui devrait ravir les collectionneurs des boîtiers métalliques. Par conséquent, il est difficile pour chacun de ne pas y trouver son compte.

De gauche à droite : DVD, Blu-ray, Blu-ray 4K + Blu-ray, Steebook + Blu-ray (existe aussi avec un Blu-ray 4K)

Test Vidéo/Audio

Capturé sur pellicule 35mm, le film affiche un grain contrôlé et dispose d’un master achevé en 2K qui justifie malgré tout l’achat du Blu-ray dernière génération. La galette bleue excelle visuellement en tirant parti de tous les apports imaginables du support haute-définition. Les images d’une finesse indéniable sont tranchantes, précises, et emploient une profondeur de champ renforçant la sensation de fidélité. Très complexe visuellement à cause de la nature environnante (champ de maïs, arbres, plans sur le sol sablé, cascade…), d’une ville délabrée et d’une habitation en bois vieillissante, Sans un bruit représente un défi en matière de restitution texturale. C’est pourtant avec justesse que les détails abondent des tissus, visages et matières.

La palette offre des couleurs denses et savamment saturées dont le rouge est régulièrement mis en avant notamment lors de la scène de l’inondation. La vibrance est excellente, passant à côté du surdosage. En outre, les noirs sont profonds et donnent un cachet certain à ce long-métrage d’angoisse.

Tandis que le doublage français est au simple format Dolby Digital 5.1, la piste originale se veut plus chanceuse avec son généreux Dolby TrueHD 7.1. Les échanges vocaux se présentant surtout sous forme de chuchotements malgré tout compréhensibles, ce sont la musique composée par Marco Beltrami (Logan), tantôt douce tantôt agressive, et les bruitages qui se retrouvent sur le devant de la scène. L’atmosphère de Sans un bruit est délivrée par une spatialisation à toute épreuve. D’un réalisme à couper le souffle servi d’un catalogue sonore important, l’audience se retrouve plongée dans un monde où chaque craquement de parquet sous le pied, chaque erreur d’inattention, peut causer la perte des protagonistes.

Test Bonus

Bien qu’assez restreints, les suppléments disponibles sont pertinents et riches en informations. Un commentaire audio, bête noire de l’interactivité en général, aurait été apprécié pour une analyse plus poussée de cette œuvre surprenante.

  • Création du silence – dans les coulisses de Sans un bruit (14:45 min) : ce quart d’heure brasse assez large en abordant la brièveté du scénario, la recherche de mécanismes efficaces pour instaurer la peur et la quête du décor idéal trouvé dans l’Iowa. Pour finir, l’équipe s’arrête sur les quatre acteurs principaux : casting, motivations, entente sur le tournage…
  • Le son des ténèbres – montage son de Sans un bruit (11:44 min) : quels sont les challenges à la création d’un film silencieux ? Les intervenants s’efforcent de répondre à cette question en précisant que, l’accent étant mis sur les bruitages, rien ne devait être laissé au hasard. La place de la musique de Marco Beltrami est aussi mentionnée ainsi que l’élaboration des sons émis par les créatures.
  • Un motif pour le silence – les effets visuels de Sans un bruit (7:33 min) : l’évolution du design des antagonistes est montrée à l’aide de maquettes et prévisualisations tandis que les interrogés en explicitent les différentes phases. Les effets visuels ont été réalisés par la compagnie ILM créée par George Lucas (Star Wars).
Écrit par le tandem de Nightlight (2015), Sans un bruit a pour énième originalité d’avoir pour réalisateur l’un de ses acteurs principaux : John Krasinski (The Office). Scénario relativement rare à moins de se nommer Woody Allen (Tout le monde dit I love you). Avec un budget de 17 millions de dollars, le studio a réussi un coup de maître avec des recettes internationales estimées à plus de 340 millions. Une coquette somme assortie à un accueil majoritairement positif. Sans un bruit : présentation et critique 2020. La population est menacée par des créatures aveugles à l’ouïe ultra-sensible bien décidée à exterminer…

Conclusion

Film
Vidéo
Audio
Bonus

« Sans un bruit » est un phénomène comme l’on en croise peu dans l’univers cinématographique. Alors que le calme règne (presque) en maître, l’attention du spectateur portée à l’audio est décuplée. Par chance, le Blu-ray fournit une piste sonore originale des plus robustes et, en complément, prend soin d’une photographie admirable.

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