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Sacrées sorcières : un retour timide pour Robert Zemeckis

Sacrées sorcières : un retour timide pour Robert Zemeckis

CRITIQUE / AVIS FILM - A défaut d'avoir eu une sortie cinéma à cause de la pandémie de COVID-19, « Sacrées sorcières », le nouveau film de Robert Zemeckis, est disponible directement en VOD et DVD pour un résultat peu mémorable.

Sacré mélange

Initialement, Sacrées sorcières devait voir le jour en salles. Mais à cause de la pandémie de COVID-19, le long-métrage devra se contenter d'une sortie digitale. Aux Etats-Unis, il est disponible sur HBO Max. En France, il est disponible en VOD et DVD. Sacrées sorcières est le nouveau film de Robert Zemeckis, le génie derrière des classiques du septième art comme Forrest Gump, Seul au monde ou évidemment la trilogie Retour vers le futur. Pour l'occasion, il se lance dans l'adaptation de ce roman éponyme de Roald Dahl. Sur un scénario de Guillermo Del Toro, Robert Zemeckis s'entoure d'un casting imposant notamment composé d'Anne Hathaway, Octavia Spencer et Stanley Tucci. Côté production, Alfonso Cuaron est venu prêter main forte aux deux autres cinéastes. Une réunion quatre étoiles !

Sacrées sorcières
Sacrées sorcières ©Warner Bros Studios

L'histoire raconte comment Bruno, un jeune orphelin recueilli par sa grand-mère après le décès de ses parents, est transformé en souris par de méchantes sorcières. Mais même dans le corps du petit rongeur, le jeune garçon n'a pas dit son dernier mot et compte bien s'opposer à la magie des sorcières. Une histoire qui respire la littérature de Roald Dahl, une nouvelle fois adaptée sur grand écran. 

Sacrées sorcières : un divertissement assez convenu

Avec un mélange Guillermo Del Toro, Roald Dahl et Robert Zemeckis, les spectateurs étaient en droit d'être exigeants. Malheureusement, Sacrées sorcières est un divertissement très convenu. Robert Zemeckis offre une nouvelle œuvre extrêmement conventionnelle, qui ne sort jamais des sentiers battus. Un divertissement grand public, qui ne prend pas réellement de risque, restant dans une sécurité académique. Même si l’esthétique est assez léchée, quelque part entre le cinéma de Tim Burton et une production Disney, le film (produit par la Warner) n'a pas grand chose à raconter. Le rythme manque de poigne, et Robert Zemeckis étale son histoire sur 1h45 de métrage. Une durée excessive pour une intrigue qui ne méritait pas tant. Forcément, il se dessine quelques longueurs passablement ennuyeuses.

Grande sorcière (Anne Hathaway) - Sacrées sorcières
Grande sorcière (Anne Hathaway) - Sacrées sorcières ©Warner Bros Studios

L'influence de Guillermo Del Toro se ressent tout de même dans le film. Certains éléments, que ce soit dans l'approche esthétique ou dans le développement des personnages, rappellent les œuvres de Guillermo Del Toro, que ce soit Le Labyrinthe de Pan ou Crimson Peak. Le premier surtout, notamment pour le schéma narratif de l'enfance. Une enfance qui doit affronter une réalité oppressante, dont les dangers bien réels sont matérialisés par des éléments fantastiques. Dans Sacrées sorcières aussi il y a la recherche d'une clé, et des confrontations avec des créatures comme métaphores de la mort, de l'agression, de la pression morale, de l'abandon... Malheureusement, le film manque d'impact, et est dénué de profondeur.

Robert Zemeckis signe ainsi un blockbuster grand public, qui n'est pas aidé par le cabotinage éreintant d'Anne Hathaway. Reste quelques belles envolées visuelles, un design des sorcières assez bien travaillé, parfois inquiétant, ce qui est assez rare dans une production tout public.

 

Sacrées sorcières de Robert Zemeckis, disponible en VOD le 17 mars 2021. Ci-dessus la bande-annonce. Découvrez ici toutes nos bandes-annonces. 

 

 

 

 

 

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