Top des meilleurs films de Sylvester Stallone

1. Rocky Balboa (Sylvester Stallone, 2006)

En 2006, Sylvester Stallone repasse derrière la caméra et retrouve le personnage qui a fait sa légende. 26 ans après le cinquième opus, la gloire de Philadelphie est un homme en deuil, à l’humilité et la pudeur désarmantes, qui s’apprête à livrer son ultime combat sur un ring. Long-métrage teintée d’une mélancolie bouleversante, « Rocky Balboa » est le chef d’œuvre de Sylvester Stallone, qui a marqué sa véritable renaissance cinématographique.

2. Rocky (John G. Avildsen, 1976)

Collecteur de dettes dans les quartiers populaires de Philadelphie, Rocky Balboa est aussi un boxeur qui combat pour de maigres sommes. Lorsqu’Apollo Creed, champion du monde dans la catégorie poids lourd, se lance à la recherche d’un nouvel adversaire à sa taille, son choix se porte sur « l’étalon italien ». Rocky se lance alors dans un entraînement intensif pour le match de sa vie. Récit profondément touchant d’un prolétaire qui rêve de s’extraire de sa condition et histoire d’amour bouleversante, « Rocky » reste, 44 ans après sa sortie, un monument galvanisant du cinéma américain.

3. Copland (James Mangold, 1997)

Sylvester Stallone trouve peut-être son plus beau rôle dans « Copland ». Avant « Logan », James Mangold s’essayait déjà au western contemporain avec ce film centré sur la ville de Garrison, dans le New Jersey, où règnent les policiers corrompus. Sous-estimé et moqué, le shérif local Freddy Heflin (Sylvester Stallone) en découvre un jour un peu trop sur une bavure, et décide de se mettre la ville à dos en remettant en cause l’ordre établi. Porté par un casting monstrueux, composé également de Robert De Niro, Harvey Keitel et Ray Liotta, « Copland » est un polar superbement écrit, où la tension ne cesse de monter jusqu’au règlement de comptes final.

4. Rambo (Ted Ktocheff, 1982)

De retour du Vietnam, John Rambo (Sylvester Stallone) s’arrête dans la petite ville de Hope pour manger. Il est immédiatement chassé par le shérif (Brian Dennehy), qui tient à préserver sa bourgade des vagabonds. Injustement arrêté et maltraité par les policiers locaux, Rambo voit ses démons resurgir et s’enfuit du commissariat. Traque effrénée dans une région montagneuse des États-Unis, « Rambo » est un grand film sur le stress post-traumatique, doublé d’un survival haletant. Rocky Balboa était l’un des symboles du rêve américain, John Rambo en est un du cauchemar de la guerre du Vietnam.

5. John Rambo (Sylvester Stallone, 2008)

Après les émouvantes retrouvailles avec Rocky, Sylvester Stallone plonge son deuxième personnage culte au cœur d’une nouvelle virée en enfer. Désormais retiré dans le nord de la Thaïlande, John Rambo vit à l’écart de la guerre civile opposant le pays et le Myanmar. Son passé le rattrape lorsque le groupe d’humanitaires auquel il est venu en aide est porté disparu. Désabusé, furieux et d’une efficacité redoutable, « John Rambo » offre au vétéran du Vietnam une conclusion émouvante, sur laquelle Sly aurait dû rester.

6. Expendables : Unité Spéciale (Sylvester Stallone, 2010)

Réunir une majorité de cadors du cinéma d’action pour une mission suicide relevait du pur fantasme pour certains. Les amoureux des blockbusters des années 80 en rêvaient, Sylvester Stallone l’a fait. Malgré les coupes hasardeuses de la version cinéma, « Expendables : Unité Spéciale » est un pur divertissement venu d’une époque révolue, mais qui ne verse pas pour autant dans la nostalgie amère. Jet Li, Jason Statham, Dolph Lundgren, Mickey Rourke, Terry Crews et Randy Couture accompagnent Sly dans cette relecture moderne des « Douze salopards », qui compte également des apparitions de Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger.

7. Demolition Man (Marco Brambilla, 1993)

Un flic de choc et un redoutable psychopathe se réveillent dans la mégalopole de San Angeles en 2032, après avoir été cryogénisés à la fin du XXe siècle. Dans un monde où la violence apparente n’existe plus, où Pizza Hut est un restaurant gastronomique et où une pénurie de papier toilette est tout simplement impossible, ces deux vestiges du passé vont se livrer un combat sans merci. Fun, décomplexé et bourrin, « Demolition Man » est l’un des films où Sylvester Stallone joue le mieux de son image. Face à lui, Wesley Snipes s’en donne à cœur joie dans le rôle d’un tueur ahuri.

8. La Taverne de l’enfer (Sylvester Stallone, 1978)

Petit frère oublié de « Rocky », « La Taverne de l’enfer » marque les débuts de Sylvester Stallone à la réalisation. Le film raconte l’histoire de trois frères italo-américains qui rêvent de quitter Hell’s Kitchen dans le New York des années 40. Un long-métrage qui fait écho à la vie de son réalisateur et acteur principal, né dans le célèbre quartier de la Grosse Pomme.

9. Tango & Cash (Andrey Konchalovskiy, 1989)

Quand John Rambo et Snake Plissken sont contraints de travailler ensemble, il faut évidemment s’attendre à de lourds dégâts. Sylvester Stallone se la joue policier smart dans « Tango & Cash », tandis que son partenaire Kurt Russell opte pour un style plus décontracté. Les vannes ont vieilli, mais ce tandem improbable fonctionne toujours autant dans ce buddy movie réjouissant.

10. Cliffhanger, traque au sommet (Renny Harlin, 1993)

Qui d’autre que Sylvester Stallone était capable de survivre - en t-shirt - à des braqueurs dont l’avion s’est crashé au sommet des Rocheuses ? Série B classique mais solide réalisée par Renny Harlin, spécialiste du genre (« 58 minutes pour vivre », « Au revoir à jamais »), « Cliffhanger, traque au sommet » offre son lot d’exécutions de méchants sadiques en pleine montagne.

En cinquante ans de carrière, Sylvester Stallone s’est imposé comme une icône du cinéma d’action américain. Et le comédien, réalisateur et scénariste n’a pas l’intention de raccrocher. L’an prochain, il prêtera ses traits à un super-héros présumé mort dans « Samaritan ». En attendant, retour sur les dix meilleurs films d’un acteur qui bâti lui-même sa légende.

Avant de connaître la consécration et de devenir un symbole reaganien du rêve américain, Sylvester Stallone a connu une longue traversée du désert. Né en 1946 à Hell’s Kitchen, Sly étudie les arts dramatiques à Miami, et revient ensuite à New York où il joue dans quelques pièces off-Broadway.

Au début des années 70, le comédien tourne dans un film érotique pour lequel il empoche 200 dollars, avant d’obtenir ses premiers rôles au cinéma. Le jeune acteur agresse Woody Allen dans le métro dans Bananas, et campe Frank Nitti, le bras droit du plus célèbre gangster américain dans Capone. En 1976 sort Rocky, basé sur un scénario qu’il a vendu en s’assurant de pouvoir incarner ce boxeur des quartiers populaires de Philadelphie. Le drame est récompensé par trois Oscars, dont celui de Meilleur film, et Sylvester Stallone connaît enfin la gloire après des années de galère.

Rambo, son deuxième alter ego, arrive au cinéma en 1982 et lui permet de s’intéresser aux névroses et traumas des États-Unis après s’être penché sur son rêve. Avec Rambo II : La Mission et Rocky IV, Sylvester Stallone devient un symbole de l’Amérique reaganienne. Cobra, Over the Top, Haute sécurité, Tango & Cash… Les titres stéroïdés s’enchaînent par la suite et le placent en concurrence directe avec Arnold Schwarzenegger, Bruce Willis et tous les autres.

Les renaissances

Ses anciens adversaires, Sylvester Stallone les réunit dans la franchise Expendables, dont le premier opus sorti en 2010 ravive la flamme d’un cinéma d’action porté disparu depuis. Ce qui n’empêche pas Sly de continuer à tourner, en entretenant les personnages qui ont fait sa renommée. Si John Rambo était la conclusion parfaite pour le vétéran du Vietnam, le comédien et scénariste a tenu à rappeler que le soldat était toujours vivant en 2019 avec le décevant Rambo : Last Blood.

L’impossibilité de se détacher des figures sur lesquelles Sylvester Stallone a construit son mythe se ressent également à travers la saga Creed, initiée par Ryan Coogler en 2016. Son personnage a désormais l’allure d’un mentor et d’une figure paternelle qui croit toujours en l’avenir malgré les fantômes du passé. Une caractéristique qu’il partage avec son interprète, qui a connu une véritable renaissance avec Rocky Balboa et John Rambo, après avoir sombré dans les méandres du nanar au début des années 2000 en enchaînant Get Carter, Driven et Compte à rebours mortel.

En 2021, Sylvester Stallone incarnera un super-héros présumé mort depuis 20 ans dans le thriller Samaritan. De quoi prouver, une nouvelle fois, qu’il est toujours présent malgré son air fatigué. Le comédien a aussi annoncé l’arrivée d’une suite pour Demolition Man, pour le plaisir des plus nostalgiques.

En attendant ces futurs projets, retour sur les dix meilleurs films de Sylvester Stallone à travers le diaporama en une d’article.