Déjà célébrée dans la France entière, la série de BD d'Albert Uderzo et de René Goscinny connaît une première adaptation ciné à la fin des années 60 intitulée "Astérix le Gaulois". La production s'est faite en catimini, dans le dos de ses créateurs...
Astérix le Gaulois : Bienvenue en Armorique
Le 29 octobre 1959, le scénariste René Goscinny et le dessinateur Albert Uderzo créent une BD qui bouleverse la France et la planète entière. Son nom : Astérix. La série de BD revisite à sa façon le règne de l'Empire Romain en Gaule à l'époque de l'Antiquité. On suit donc un petit village d'irréductibles Gaulois qui résistent encore et toujours à l'envahisseur grâce à une potion magique qui leur donne une force surhumaine.
Bande dessinée la plus vendue au monde, l'œuvre plaît et a droit à de nombreuses adaptations sur plusieurs formats. Astérix le Gaulois est par exemple la première adaptation pour le cinéma. Sortie en 1967, elle adapte ainsi le premier album du même nom.
Préparation en catimini
Désireux de pouvoir adapter une série de films d'animation tirés de la BD, le producteur Jean Dejoux propose le projet à l'éditeur d'Astérix Georges Dargaud. Séduit par cette idée, il chapeaute donc le film avec l'aide du studio belge Belvision qui s'était précédemment chargé d'une adaptation du Marsupilami ainsi que d'Objectif Lune, album de la saga Tintin.
Toutefois, à aucun moment René Goscinny et Albert Uderzo ne sont consultés ou mis au courant du projet. C'est ainsi qu'en 1967, ils ont la surprise de découvrir Astérix le Gaulois lors d'une projection privée. Au final, malgré le fait qu'ils n'aient pas donné leur autorisation, ils ne s'opposent pas au film qui rencontre un joli succès avec plus de 2 millions d'entrées.
https://youtu.be/-G3MLjqicC8
En revanche, ils mettent un veto sur l'adaptation suivante intitulée La Serpe d'or. Horrifiés lorsqu'ils voient les extraits du film, ils souhaitent alors pouvoir superviser eux-mêmes les prochains longs-métrages ainsi que la direction artistique. C'est dans ces conditions que sort Astérix et Cléopâtre en 1968, qui est lui aussi un succès avec 1,9 million d'entrées en salle.