Hôtel Transylvanie : comment a été pensé le design du film d’animation ?

Le film d’animation « Hôtel Transylvanie » réunit un bestiaire impressionnant, mené par le comte Dracula. Pour donner à ces monstres toute l’ampleur fantastique qu’ils méritent, le réalisateur Genndy Tartakovsky et son équipe ont opté pour une esthétique singulière.

Avec Hôtel Transylvanie, Dracula convie les monstres les plus célèbres du monde entier dans son manoir terrifiant pour célébrer la majorité de sa fille Mavis, qui s’apprête à souffler sa 118e bougie. Alors qu’il avait tout prévu pour cet anniversaire organisé à l’Hôtel Transylvanie, le vampire voit ses plans s’effondrer lors de l’arrivée de Jonathan, un jeune humain qui tombe sous le charme de Mavis…

Sorti en 2013, Hôtel Transylvanie est réalisé par Genndy Tartakovsky, un maître de l’animation encore trop méconnu par rapport à son impressionnante filmographie. En plus d’avoir orchestré la trilogie sur Dracula et ses comparses, le cinéaste a créé les séries Le Laboratoire de Dexter, Samurai Jack et Primal. Il a également mis en scène plus de vingt épisodes de la série Les Super Nanas, mais aussi de Clone Wars, qui étend l’intrigue de la prélogie Star Wars.

Place aux monstres et à l’imagination

Un CV aussi singulier que passionnant, duquel se dégage une esthétique et des personnages exubérants, comme c’est d’ailleurs le cas dans Hôtel Transylvanie. Avec ce long-métrage, le réalisateur parvient à rendre hommage aux classiques des films de monstres, du Dracula de Tod Browning à La Fiancée de Frankenstein de James Whale, tout en imposant son design unique, peaufiné dans les moindres détails avec pas moins de 90 animateurs.

À propos des choix esthétiques volontairement exagérés d’Hôtel Transylvanie, Genndy Tartakovsky déclarait lors de la promotion du film :

À la télévision, on peut styliser et utiliser la caricature pour rendre chaque projet unique, et je voulais vraiment apporter cela au film. Nous avons fait en sorte que le style de l’animation soit très exagéré et très physique. Nous voulions qu’il soit hyper expressif. Dans le film, le mouvement n’est que caricaturé, il est irréaliste. C’est ce qui donne à Hôtel Transylvanie son énergie, et l’énergie est essentielle pour moi dans un film.

Un style cartoonesque qui s’accorde parfaitement au bestiaire du long-métrage, qui compte plusieurs figures incontournables telles que l’Homme invisible, le Loup-garou, la Momie et Adam, l’adorable et séduisante créature de Frankenstein. Carlos Grangel avait d’ailleurs ajouté à propos des personnages créés pour le film d’animation :

Lorsqu’on travaille sur des monstres, on peut vraiment laisser libre cours à son imagination. On peut repousser les limites, trouver un style gothique et extravagant. C’est une bonne occasion d’exagérer les formes et de trouver ce qui correspond le mieux à ces personnages.

Et que ce soit l’apparence des protagonistes ou les décors comme le manoir de Dracula, tout est parfaitement pensé pour immerger les spectateurs dans une ambiance à la fois lugubre et hilarante, qui n’est pas sans rappeler le grand Frankenstein Junior de Mel Brooks.