L'histoire de Bernard Tapie, c'est aussi l'histoire du plus grand fait d'armes du football français : la victoire de l'OM en Ligue des champions en 1993. Dans la série "Tapie", ce moment fait l'ouverture de l'épisode final, et le réalisateur Tristan Séguéla est revenu sur les coulisses de sa mise en scène.
"À jamais les premiers"
La série Tapie, réalisée par Tristan Séguéla et portée par un formidable Laurent Lafitte, raconte la gloire et la chute du sulfureux homme d'affaires Bernard Tapie. On le voit ainsi jeune chef d'entreprise, repreneur d'entreprises en faillite, présentateur télé, ministre sous François Mitterrand ou encore patron de l'OM. C'est d'ailleurs peut-être dans ce costume-là, celui de président du club de foot marseillais, que le public se souvient le plus de lui. Pourquoi ? Parce qu'en plus de la retentissante affaire judiciaire de corruption VA-OM, c'est sous la présidence de Bernard Tapie que l'OM a remporté la prestigieuse Ligue des champions en 1993, face au Milan AC. Une victoire inoubliable, d'autant plus qu'elle reste encore à ce jour l'unique victoire dans cette compétition pour un club de football français.
Un moment important donc, pour Marseille, pour le football français et bien sûr pour Bernard Tapie. La série montre en introduction de son épisode final cette victoire, ou plus précisément montre la liesse sur le terrain du Stade olympique de Munich, une fois le coup de sifflet final retenti.
"On a hurlé dans la nuit sur un terrain en banlieue rémoise !"
Interviewé par Allociné sur les conditions de tournage de cette séquence, Tristan Séguéla en a révélé les détails, expliquant qu'il a fallu beaucoup de post-production pour obtenir le résultat souhaité de cette séquence dans Tapie.
Les gens ne seront pas surpris d'apprendre qu'on n’a pas rempli des stades et qu'on n’est pas retournés à Munich au Stade olympique. On a utilisé beaucoup d'effets spéciaux et ces moments de tournage étaient étonnants. (...) On était une cinquantaine ou une centaine sur un terrain à crier, pour essayer de reproduire la scène de liesse juste après la victoire. On a hurlé dans la nuit sur un terrain en banlieue rémoise ! Il fallait faire confiance à la post-production. (...) Il y avait beaucoup de travail, mais c'était assez génial de reproduire ça.
Génial à reproduire, mais aussi génial à découvrir à l'image, en ouverture d'un formidable épisode où la liesse de l'introduction laisse place à la solitude en conclusion...