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Les 50 films attendus en 2018

Après l’heure des bilans, celle de l’anticipation. Passage en revue, en quatre parties, des 50 films attendus en 2018 qui nous promettent une nouvelle année de cinéma riche et variée.

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Partie 1 : La saison des Oscars

Comme chaque début d’année, le premier trimestre sera dicté par les sorties en cascade de nombreux candidats (américains pour la plupart) aux Oscars. L’année 2018 semble être particulièrement foisonnante de ce côté-là, où de nombreux réalisateurs de renoms tenteront de succéder à Barry Jenkins (avec Moonlight) et Damien Chazelle (avec La La Land), grands vainqueurs de l’édition précédente.

Parmi eux, le patron Steven Spielberg, aux innombrables statuettes, mais aussi Paul Thomas Anderson, Guillermo del Toro, Woody Allen ou encore Richard Linklater, Gus Van Sant ou Greta Gerwig. Enfin, d’autres films très attendus sortiront aussi durant les trois premiers mois, sans pourtant concourir aux Oscars, faute de sorties décalées : c’est le cas, dans cette liste, des films de Wes Anderson (qui fera l’ouverture de la Berlinale), de Clint Eastwood et de Garth Davis, dont les sorties américaines sont prévues en février et mars.

– Pentagon Papers de Steven Spielberg

Qu’est-ce que c’est ?

L’histoire vraie d’un des plus grands scandales gouvernementaux aux Etats-Unis. Au début des années 70, la directrice du Washington Post, Katharine Graham et son rédacteur en chef, Benjamin Bradlee, publient les Pentagon Papers, des dossiers classés secret-défense sur l’implication des Etats-Unis dans la guerre du Viêt Nam.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Steven Spielberg est aux commandes d’un film historique qui semble être fait pour tout rafler aux Oscars. Avec Meryl Streep et Tom Hanks dans les rôles principaux et avec un scénario qui explore l’histoire politique des Etats-Unis, Pentagon Papers est le grand favori cette année. Et ce n’est pas le sacre de Spotlight en 2015, autre fresque journalistique d’époque, qui va nous contredire. On évoquera dans une autre partie, Ready Player One, second film de Spielberg très attendu en 2018.

– Phantom Thread de Paul Thomas Anderson

Qu’est-ce que c’est ?

Une partie de la vie du célèbre couturier Reynold Woodcock (qui, dans les années 50, habillait la famille royale, et tout le gratin londonien) et sa rencontre avec la jeune Alma, qui deviendra sa muse et amante.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que ce sera le dernier film de Daniel Day-Lewis qui a annoncé prendre une énième retraite avec ce Phantom Thread. Et puis parce que Paul Thomas Anderson s’est affirmé, de film en film (de There Will Be Blood à Inherent Vice en passant par The Master ou Magnolia), comme l’un des plus grands réalisateurs de sa génération.

– Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot de Gus Van Sant

Qu’est-ce que c’est ?

L’histoire vraie du dessinateur John Callahan, devenu quadriplégique à 21 ans.

Pourquoi on l’attend ?

Parce qu’après la débâcle de son dernier film, Nos souvenirs, franchement raté, Gus Van Sant va tenter de revenir sur le devant de la scène en remportant, pourquoi pas, un Oscar pour la première fois. Et parce que Joaquin Phoenix, Rooney Mara et Jonah Hill sont au casting.

– La Forme de l’eau de Guillermo del Toro

Qu’est-ce que c’est ?

En pleine guerre froide, Elisa, muette, travaille comme concierge au sein d’un laboratoire gouvernemental. Elle découvre, un jour, un homme amphibien retenu prisonnier qu’elle va tenter de libérer.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Guillermo Del Toro, du Labyrinthe de Pan à Hellboy, nous a déjà montré ce qu’il savait faire en termes de films fantastiques. Et parce que les retours outre-atlantique de La Forme de l’eau sont très élogieux

– Wonder Wheel de Woody Allen

Qu’est-ce que c’est ?

Quatre histoires qui se croisent dans le parc d’attractions de Coney Island, dans les années 50 : celle de Ginny, une serveuse, de son mari Humpty, opérateur de manège, de Micky, maître-nageur et de Carolina, la fille de Humpty qui se réfugie chez son père pour échapper à des malfrats.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Café Society, dernier film de Woody Allen, s’est révélé très anecdotique au sein de sa longue filmographie, en espérant que Wonder Wheel réveille un peu le doyen de cette liste (et parce que le casting est, comme d’habitude, alléchant : Kate Winslet, James Belushi, Juno Temple et Justin Timberlake).

– Moi, Tonya de Craig Gillepsie

Qu’est-ce que c’est ?

En 1994, la prometteuse patineuse artistique Nancy Kerrigan est agressée. La championne Tonya Hardling et ses proches sont soupçonnés d’en être les coupables.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que même si son réalisateur Craig Gillepsie, est loin d’être un cador, Moi, Tonya offre un rôle de premier plan à Margot Robbie, seule en tête d’affiche.

– La Dernière Tournée de Richard Linklater

Qu’est-ce que c’est ?

En 2003, trois vétérans ayant combattu ensemble au Vietnam, Larry « Doc » Sheperd, Sal Nealon et Richard Mueller, se retrouvent pour les funérailles du fils de Larry, mort au combat en Irak.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Richard Linklater avait remporté de nombreux prix avec Boyhood en 2014 (Ours d’argent à la Berlinale, Golden Globe du meilleur film) et que La Dernière Tournée, produit par Amazon et avec, au casting, Steve Carell, Bryan Cranston et Laurence Fishburne, semble jouer dans une autre catégorie.

– Lady Bird de Greta Gerwig

Qu’est-ce que c’est ?

Une lycéenne de Sacramento, Christine McPherson que l’on surnomme « Lady Bird » tente de quitter sa ville, où elle vit seule avec sa mère, pour aller étudier à New York.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Greta Gerwig signe, avec Lady Girl, un film indépendant mumblecore dans la veine de Noah Baumbach qui, après sa sortie aux Etats-Unis début novembre, s’est révélé être un succès critique et public, finissant même par truster beaucoup de tops de fin d’année.

– 3 Billboards, les panneaux de la vengeance de Martin Mc Donagh

Qu’est-ce que c’est ?

Midred Hayes décide de s’en prendre au shérif local, Bill Willoughby, qui n’a toujours pas trouvé le meurtrier de sa fille après 9 mois d’enquête. Mais Jason Dixon, officier en chef ultra violent, s’immisce dans la dispute.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que même sans être fan de son dernier film, 7 Psychopathes, Martin McDonagh a été récompensé d’une multitude de prix dans plusieurs festivals de renom pour 3 Billboards (Mostra de Venis, Toronto, La Roche-Sur-Yon). Un outsider sérieux pour les Oscars.

– Call Me by Your Name de Luca Guadaguigno

Qu’est-ce que c’est ?

En Italie dans les années 1980, une romance entre un jeune garçon de dix-sept ans et un jeune universitaire, venu vivre chez ses parents.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que, au même titre que 3 Billboards ou Lady Bird, Call Me by Your Name, présenté à Sundance début 2017, est la sensation festivalière de l’année (voir notre avis, plus mitigé). Sorti en novembre aux Etats-Unis, le film sortira en février en France pour tenter de surfer, pourquoi pas, sur l’effervescence de possibles statuettes, un an après le sacre de Moonlight, autre film LGBTQ.

– Le 15:17 pour Paris de Clint Eastwood

Qu’est-ce que c’est ?

Le 21 août 2015, un attentat est déjoué à bord du Thalys 9364 à destination de Paris par trois américains qui voyageaient en Europe.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que, même si la bande-annonce peut faire peur, Clint Eastwood avait fait du sauvetage miraculeux d’un avion sur l’Hudson River une réflexion fascinante sur l’héroïsme dans Sully. Même si la date tardive de sa sortie aux Etats-Unis (le 9 février) pourrait disqualifier Le 15:17 pour Paris dans la course aux oscars, à moins qu’une sortie limitée surgisse avant.

– The Disaster Artist de James Franco

Qu’est-ce que c’est ?

Les coulisses de la création du film « The Room », nanar réalisé par Tommy Wiseau en 2003 et considéré comme le « Citizen Kane » des mauvais films.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que le pitch et le casting (les frères Franco, Seth Rogen, ou encore Zac Efron) annoncent une comédie méta barrée. Le film, sorti début décembre aux Etats-Unis, trouvera sans doute une place en début d’année en France.

– Marie Madeleine de Garth Davis

Qu’est-ce que c’est ?

Le portrait biblique de Marie Madeleine, jeune femme énigmatique qui va rejoindre le mouvement mené par Jésus de Nazareth jusqu’à Jérusalem.

Pourquoi on l’attend ?

Parce, malgré une bande-annonce peu reluisante, voir Joaquin Phoenix en Jésus dans ce Marie Madeleine, ça n’a pas de prix. Et parce que Rooney Mara est partout en ce moment.

– L’Ile aux chiens de Wes Anderson

Qu’est-ce que c’est ?

Dans une société future, un petit Japonais de 12 ans, Atari Kobayashi part retrouver son chien sur l’île de Trash Island, où tous les canidés ont été envoyé.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que le dernier film d’animation en volume de Wes Anderson, Fantastic Mr Fox, était magnifique et que le casting vocal de L’Île aux chiens est indécent : Bryan Cranston, Edward Norton, Bill Murray, Jeff Goldblum, Greta Gerwig, Scarlett Johansson, Frances McDormand, Harvey Keitel, Ken Watanabe, Tilda Swinton et même Yoko Ono seront de la partie.

Enfin, d’autres sérieux candidats aux Oscars qui sortiront au début de l’année 2018 et peuvent aussi être cités. Comme The Greatest Showman de Michael Gracey, Le Grand Jeu d’Aaron Sorkin, Les Heures sombres de Joe Wright ou encore Stronger de David Gordon Green qui tenteront de se faire une place au palmarès de l’Académie, même si, de notre côté, ceux-là nous enchantent moins que ceux précédemment cités…

Partie 2 : Les prétendants cannois

Une fois la période des oscarisés passée, le moi de mai est l’occasion pour bon nombre de signatures prestigieuses de présenter leur dernier film au Festival de Cannes, où se regroupent la crème (ou pas) des réalisateurs de tous bords. Si les années précédentes ont pu – c’est le moins que l’on puisse dire – s’avérer décevantes à Cannes, que ce soit dès l’annonce de la sélection (en 2017) ou lors du palmarès final (en 2016 notamment), 2018 promet beaucoup sur le papier.

Nous listerons ici les principaux prétendants pour figurer en Compétition (ou ailleurs) en 2018. Bien que, et cela semble assez évident, quelques films ici ne finiront pas sur la Croisette, la faute à une production retardé ou toujours en stand-by (on pense à Annette de Leos Carax) ou à une absence lors de leur dernier film (Lars Von Trier déclaré persona non-grata depuis Melancholia ou Terrence Malick qui a déserté Cannes depuis sa Palme pour Tree of Life), voici un petit florilège de films labellisés « prestige » attendus à Cannes (et ailleurs)

– L’Homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam

Qu’est-ce que c’est ?

Transposition moderne de l’oeuvre originale. Toby, un publicitaire, se rend en Espagne pour un tournage mais se retrouve mêlé à une série de catastrophe en chaîne.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que ça fait 17 ans que l’on attend cette arlésienne maudite et que, avec Adam DriverOlga KurylenkoStellan SkarsgardRossy de Palma et Jonathan Pryce en Don Quichotte, ce nouveau film de Terry Gilliam ferait un parfait film d’ouverture.

– Sainte Vierge de Paul Verhoeven

Qu’est-ce que c’est ?

Dans un couvent en Toscane durant la Renaissance italienne, la soeur Benedetta est accusée d’homosexualité et de conduite immorale.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Verhoeven rempile avec un film français produit par Saïd Ben Saïd, également à l’origine de Elle, plébiscité par la critique il y a deux ans à Cannes. Et parce que Virginie Efira à l’affiche d’un Verhoeven, ça n’a pas de prix.

– Ma vie avec John F. Donovan de Xavier Dolan

Qu’est-ce que c’est ?

La relation secrète entre une star hollywoodienne et un jeune britannique, mise en péril par la rédactrice en chef d’un tabloïd qui veut détruire sa vie.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Xavier Dolan, l’enfant prodige sans Palme de la croisette sera au rendez-vous à Cannes cette année avec un premier film au casting américain cinq étoiles : Kit HaringtonJessica ChastainSusan SarandonBella ThorneChris Zylka ou encore Natalie Portman.

– Les Frères Sisters de Jacques Audiard

Qu’est-ce que c’est ?

Charlie et Elie Sisters sont engagés par le Commodore pour tuer un homme. Une traque commence vers le grand Ouest, sauvage et hostile.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Audiard sera, quoiqu’il arrive, à Cannes après sa Palme d’Or pour Dheepan il y a deux ans. Et parce que un western avec Joaquin PhoenixJohn C. Reilly et Jake Gyllenhaal par Jacques Audiard, ça en deviendrait presque excitant.

– Radegund de Terrence Malick

Qu’est-ce que c’est ?

Un drame historique qui raconte la vie puis l’exécution en 1943 de Franz Jägerstätter, un autrichien qui refusa de combattre pour les nazis durant la Seconde Guerre Mondiale.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que même si on ne l’a plus vu à Cannes depuis Tree of Life, Malick change totalement son équipe habituelle pour Radegund (la fidèle productrice Sarah Green ou le chef opérateur Emmanuel Lubezki ne rempilent pas) et semble entamer une toute nouvelle page de son œuvre avec ce drame historique, très loin des contrées américaines.

– Le Livre d’images de Jean-Luc Godard

Qu’est-ce que c’est ?

Faute de plus d’info, voici le pitch officiel délivré par Wild Bunch :

Rien d’autre que le silence. Rien d’autre qu’une chanson révolutionnaire, qu’une histoire en cinq chapitres comme les cinq doigts de la main.

Des rumeurs annoncent une réflexion sur le monde arabe, à mi-chemin entre documentaire et fiction.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que, et il est possible de l’avancer sans risque, comme d’habitude avec Jean-Luc Godard, sans forcément tout saisir, on aura sans doute jamais vu ça avant.

– The House That Jack Built de Lars Von Trier

Qu’est-ce que c’est ?

L’histoire d’un tueur en série, Jack, qui a sévi pendant 12 ans dans les années 70 et 80 aux Etats-Unis, à la recherche du crime parfait.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que même si Lars Von Trier a été déclaré persona non grata par le festival de Cannes depuis ses propos tenus sur Hitler lors de la présentation de Melancholia, le sulfureux réalisateur danois aurait déclaré vouloir présenter sur la croisette The House That Jack Built, qui pourrait être son dernier film (avec Matt DillonUma ThurmanRiley Keough et Bruno Ganz…).

– Bacurau de Kleber Mendonça Filho

Qu’est-ce que c’est ?

Dans un futur proche, un documentariste se rend dans un village reculé au coeur du Brésil pour y tourner son nouveau film. Mais, petit à petit, les habitants du village révèlent leur véritable nature.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Kleber Mendonça Filho est le réalisateur brésilien le plus en vue actuellement. Et parce que Aquarius avait fait pas mal de bruit à Cannes en 2016 (et bien entendu aussi parce que le synopsis est très très très prometteur).

– High Life de Claire Denis

Qu’est-ce que c’est ?

Un groupe de criminel est condamné par la justice à participer à une mission spatiale gouvernementale qui consiste à trouver de nouvelles sources d’énergie alternatives.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Claire Denis ne s’est jamais essayé à la science-fiction, et parce que Juliette Binoche (au centre de son dernier film, Un beau soleil intérieur) donnera la réplique à Robert Pattinson. Rien que ça.

– Sunset de Laszlo Nemes

Qu’est-ce que c’est ?

À Budapest à la veille de la Première Guerre mondiale, une jeune orpheline se met à la recherche de son frère, dont elle ne sait rien.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Laszlo Nemes avait délivré un premier film d’une richesse inestimable et ravivé de nombreux débats avec Le Fils de Saul, plongée dans l’enfer du quotidien d’un Sonderkommando qui décide de faire sortir d’Auschwitz la dépouille d’un enfant, Grand Prix en 2015.

– Domino de Brian De Palma

Qu’est-ce que c’est ?

Deux officiers de police traquent un tueur à l’origine de la mort d’un de leurs collègues, qui s’avère travailler pour la CIA.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que même si on n’a pas vu De Palma à Cannes depuis Femme Fatale, hors compétition en 2002, son retour six ans après le très anecdotique Passion, sera sûrement attendu au tournant, pourquoi pas à Cannes.

– The Favourite de Yorgos Lanthimos

Qu’est-ce que c’est ?

Au XVIIIe siècle, sous le règne de la reine Anne d’Angleterre, la cruelle rivalité des femmes de la cour pour le pouvoir.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que malgré l’échec de son dernier film, le très agaçant, Mise à mort du cerf sacréYorgos Lanthimos reste un poids lourd dans le cinéma d’auteur international (et, au passage, l’un des chouchous de la Compétition cannoise).

– Under The Silver Lake de David Robert Mitchell

Qu’est-ce que c’est ?

De nos jours, un thriller criminel à Los Angeles.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que le succès de It Follows, précédent film de David Robert Mitchell présenté à la Semaine de la Critique, et le casting de Under The Silver Lake, avec Riley Keough et Andrew Garfield, devraient aboutir à une gradation en sélection officielle, voire même en compétition.

– Ash is Purest White de Jia Zhang Ke

Qu’est-ce que c’est ?

En Chine à Datong, au début des années 2000, Qiao, une jeune danseuse, finit en prison après avoir voulu protéger son petit ami, Bin, un gangster du coin. À sa sortie, cinq ans plus tard, celle-ci part à la recherche de Bin pour recommencer une nouvelle vie.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Jia Zang Khe est un habitué cannois qui semble, ici, livrer une nouvelle grande fresque tragique sur son pays.

– E-Book de Olivier Assayas

Qu’est-ce que c’est ?

Un écrivain et son éditeur, largués, ont du mal à s’adapter aux nouvelles pratiques du monde de l’édition.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que le précédent film d’Olivier Assayas avait remporté le prix de la mise en scène en 2016 et que E-book regroupe, en tête d’affiche, Guillaume CanetJuliette Binoche et Vincent Macaigne. Un autre film d’Assayas, en anglais cette fois, est aussi prévu pour 2018 : Idol’s Eye, un film de gangster adapté d’un article de Playboy, avec Sylvester Stallone, Robert Pattinson et Rachel Weisz (ce n’est pas une blague).

Sinon, pour Cannes 2018, on attend toujours des nouvelles de l’opéra rock Annette de Leos Carax (dont le tournage n’a toujours pas commencé…), de Siberia de Abel Ferrara, de Parasite de Bong Joon-Ho ou du Second Born de Park-Chan-wook

Partie 3 : Les incontournables

Réalisateurs de premier plan à Hollywood (Damien Chazelle) ou ailleurs (Hong Sang-soo, Hirozaku Kore-eda), démiurges palmés (Abellatif Kechiche) ou figures montantes (Alex Garland, Yeon Sang-ho), il ne concourent pas aux oscars et on ne les voit probablement pas concourir non plus pour une potentielle Palme d’Or. Pourtant, leurs films, tous très attendus, vont être incontournables en 2018.

Certains sont terminés, prêts à sortir, d’autres sont actuellement en cours de tournage ou en post-production, mais il ne fait aucun doute qu’une partie des films suivants tiendra la dragée haute aux pointures hollywoodiennes et cannoises que l’on a pu évoquer dans les deux parties précédentes. En tous cas, de notre côté, on les attend tout autant…

– Annihilation de Alex Garland

Qu’est-ce que c’est ?

Une biologiste se rend sur le site d’une catastrophe écologique pour mener une expédition pour afin retrouver son mari, disparu dans cette zone abandonnée.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Alex Garland avait surpris tout le monde avec Ex Machina et parce que Annihilation, avec Natalie PortmanJennifer Jason LeighOscar Isaac avec un pitch à mi-chemin entre Stalker et Predator, a su faire monter la sauce très rapidement. Cependant, histoire de relancer le débat, le film se destine à une exploitation sur Netflix en France suite à une embrouille de producteur.

– Psychokinesis de Yeon Sang-ho

Qu’est-ce que c’est ?

Un homme découvre qu’il possède des pouvoirs télékinétiques et décide de s’en servir pour protéger ses proches, en particulier sa fille.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que, même si, comme AnnihilationPsychokinesis semble s’orienter vers une diffusion exclusive sur Netflix en France, on est curieux de voir ce que va pouvoir à nouveau nous offrir Yeon Sang-ho, la figure montante du cinéma coréen derrière le Dernier train pour Busan.

– First Man de Damien Chazelle

Qu’est-ce que c’est ?

Biopic sur l’astronaute Neil Amstrong, premier homme à avoir marché sur la Lune lors de l’historique mission Apollo 11 en 1969.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que, après la razzia menée par La La Land aux Oscars, Damien Chazelle, du haut de ses 32 ans, peut déjà tout se permettre. First Man, prévu le 17 octobre, visera d’ailleurs sûrement quelques statuettes pour 2019.

– Mektoub, My Love : Canto Uno de Abdellatif Kechiche

Qu’est-ce que c’est ?

L’histoire de Amin, un apprenti scénariste qui vit à Paris dans les années 90 et qui décide de revenir pour l’été chez ses parents, dans le Midi de la France, à Sète, où il a passé sa jeunesse. Il y retrouve ses amis d’enfance.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que la dernière fois que Kechiche avait réalisé une fresque amoureuse de trois heures avec La Vie d’Adèle, ça avait finit avec une Palme d’or unanime à Cannes. Présenté à la Mostra de Venise, on a néanmoins toujours pas compris si Mektoub, My Love était une première partie d’un dyptique ou non…

– The Beach Bum de Harmony Korine

Qu’est-ce que c’est ?

Une comédie délirante où un escroc, qui se fait appeler Moondog, erre dans les rues de Miami.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Harmony Korine nous manque depuis Spring Breakers. Et surtout parce qu’il n’y a pas de mot pour décrire notre envie de voir Matthew McConaughey en clochard hippie défoncé donner la réplique à Snoop Dogg.

– Unicorn Store de Brie Larson

Qu’est-ce que c’est ?

Une jeune femme retourne vivre chez ses parents et reçoit, un jour, une mystérieuse invitation de la part d’un étrange magasin.

Pourquoi on l’attend ?

Parce qu’on est très impatiemment de voir les débuts de réalisatrice de Brie Larson, que l’on connait pour ses rôles dans Scott PilgrimRoom ou Le Château de verre avec ce mumblecore qui pourrait venir jouer les troubles-fête en 2018.

– Au poste de Quentin Dupieux

Qu’est-ce que c’est ?

Un huis clos dans un poste de police où des flics vont devoir résoudre une improbable affaire de meurtre.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que le dernier film de Quentin DupieuxRéalité, s’est révélé être un petit chef d’oeuvre. Et parce que la dernière fois que Dupieux filmait les flics, ça avait donné le génial Wrong Cops (mais aussi parce que Au Poste réunit un casting improbable composé de PoelvoordeAnaïs DemoustierGrégoire Ludig et même Orelsan…).

– Bohemian Rhapsody de Bryan Singer/Dexter Fletcher

Qu’est-ce que c’est ?

Un biopic consacré au célèbre chanteur de rock britannique Freddie Mercury et à son groupe Queen, de sa formation jusqu’au concert Live Aid en 1985.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que après de nombreuses tentatives ratées pour réaliser un biopic sur Freddie Mercury, Bryan Singer a enfin réussi à commencer un semblant de tournage avec Rami Malek dans le rôle titre de Bohemian Rhapsody… avant de se faire soudainement virer et d’être remplacé à la volée par Dexter Fletcher.

– Holmes & Watson de Etan Cohen

Qu’est-ce que c’est ?

Une comédie adaptée des aventures de Sherlock Holmes et Dr. Watson.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que, même si on commence à arriver à saturation avec une énième adaptation de Sherlock Holmes, c’est réalisé par le scénariste de Tonnerre sous les Tropiques et Idiocracy avec Will Ferrell et John C. Reilly pour incarner le célèbre duo.

The– Third Murder de Hirozaku Kore-eda

Qu’est-ce que c’est ?

Shigemori, un grand avocat, est chargé de la défense de Misumi, accusé d’assassinat. Alors que Misumi a déjà avoué son crime, les doutes de Shigemori s’accumulent au fil de l’enquête…

Pourquoi on l’attend ?

Parce que, même si Kore-eda n’a, cette année, pas été fidèle au Festival de Cannes en allant présenter The Third Murder à la Mostra de Venise, ça reste un des réalisateurs japonais les plus respectés et suivis du moment.

– Old Man and the Gun de David Lowery

Qu’est-ce que c’est ?

L’histoire vraie du multi-récidiviste Forrest Tucker, braqueur de banques qui, à 78 ans continue encore d’exercer sa passion numéro une : les hold-ups.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que après A Ghost StoryDavid Lowery, sera surveillé d’un coin de l’oeil par à peu près tout le monde pour ce film de braquage avec Robert RedfordCasey Affleck et Sissy Spacek.

– Seule sur la plage la nuit / La Caméra de Claire de Hong Sang-soo

Qu’est-ce que c’est ?

Young-hee a tout quitté et, seule sur une plage en Europe, se demande si l’homme qu’elle aime la rejoindra. / Au Festival de Cannes, Manhee se lie d’amitié avec une française, une photographe du nom de Claire.

Pourquoi on l’attend ?

Parce qu’après deux films sortis en 2017 en France (Yourself and Yours et Le Jour d’Après), rebelote en 2018 pour le prolifique Hong Sang-soo, chouchou de la critique internationale, avec deux films déjà présentés en festival cette année (respectivement à Berlin et à Cannes) : Seule sur la plage la nuit et La Caméra de Claire (enfin… pour l’instant).

D’autres films importants seront également à surveiller en 2018 : Jessica Forever , le premier long-métrage du duo français Caroline Poggi et Jonathan Vinel, courts métragistes surdoués, Madame Hyde de Serge Bozon avec Isabelle Huppert et Romain DurisLes Garçons sauvages de Bertrand MandicoZama de l’argentine Lucrecia Martel, plébiscité par la revue Sight & Sound mais pas encore sorti en France, le reboot d’Halloween de David Gordon Green produit par Carpenter himself ou encore le second film de Yann GonzalezUn couteau dans le coeur, thriller érotique avec Vanessa Paradis en productrice de films pornos.

Enfin, d’autres films déjà présentés en festival en 2017 trouveront une place l’année prochaine : on pense à How to Talk to Girls at Parties de John Cameron Mitchell avec Elle Fanning en extraterrestre loufoque, The Rider de Chloé Zhao, sensation de la Quinzaine des réalisateurs et de Deauville, le nouveau film de Kiyoshi KurosawaAvant que nous disparaissions ou encore 9 doigts, le polar obscur de F.J. Ossang avec Paul HamyGaspard Ulliel et Damien Bonnard.

La quatrième et dernière partie sera à découvrir dans quelques jours.

Partie 4 : Les blockbusters

En plein règne industriel du Marvel Cinematic Universe, et alors que tout le monde tente (avec un succès plus ou moins notable) de copier la recette d’une poule aux oeufs d’or plus fertile que jamais, quelques blockbusters essaient, chaque année, de proposer autre chose en espérant pouvoir se faire une place au sein du calendrier très chargé imposé par le vaisseau mère Disney-Marvel-Pixar-Lucasfilm (et maintenant Fox).

Nous avons sélectionné quelques-uns de ces blockbusters (relativement) audacieux, chapeautés par des réalisateurs ou des producteurs de renoms, en privilégiant des projets qui vont essayer, en 2018, de sortir du moule. Cependant, impossible de ne pas évoquer les deux mastodontes Disney de l’année prochaine : le troisième opus des Avengers, a priori film le plus cher jamais réalisé, et le spin-off très attendu de Star Wars sur la jeunesse du contrebandier Han Solo.

– Ready Player One de Steven Spielberg

Qu’est-ce que c’est ?

Dans un futur proche, l’humanité, qui subit famine et pauvreté, se réfugie dans un monde alternatif en réalité virtuelle appelé l’Oasis et dont le créateur, James Halliday, décide de léguer toute sa fortune à celui qui trouvera 3 clefs cachées dans ce monde virtuel.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Steven Spielberg n’a pas réalisé de film de science-fiction depuis La Guerre des mondes en 2005 et que c’est un genre où il a souvent excellé (Jurassic ParkMinority Report ou A.I. Intelligence Artificielle). Et parce qu’avec la sortie de Pentagon Papers en janvier et de ce Ready Player One en mars, nul doute que Spielberg occupera l’actualité du début d’année.

– Solo : A Star Wars Story de Ron Howard

Qu’est-ce que c’est ?

Spin-off de la franchise Star Wars qui, comme Rogue One, raconte des événements survenus entre La Revanche des Sith et Un nouvel espoir en se concentrant cette fois-ci sur la jeunesse de Han Solo.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que après la bonne surprise Rogue One il y a un an, les spin-off pourraient s’avérer être les films les plus intéressants de la franchise, permettant de s’affranchir du (très) lourd poids de la saga principale. Même si le premier Solo démarré par le duo Lord et Miller, virés depuis, avait l’air plus décontracté que celui qui sortira au final.

– Alita : Battle Angel de Robert Rodriguez

Qu’est-ce que c’est ?

A 26ème siècle, un cyborg du nom de Alita doit lutter pour survivre dans un monde post-apocalyptique dangereux.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Robert Rodriguez qui réalise un film de SF post-apo avec James Cameron à la production attise forcément la curiosité. Mais aussi parce qu’on attend de voir ce que peut apporter Alita : Battle Angel au corpus « cyborg » après Ghost in the Shell et Blade Runner 2049.

– Avengers : Infinity War par Anthony et Joe Russo

Qu’est-ce que c’est ?

Le redoutable Thanos veut détruire l’univers, les Avengers vont devoir se réunir pour contrecarrer ses plans.

Pourquoi on l’attend ?

Parce qu’on attend de voir comment le rouleau compresseur Marvel Universe va bien pouvoir se renouveler avec ce Avengers : Infinity War, le film à 67 personnages le plus cher de l’histoire du cinéma (400 millions de dollars).

– Mortal Engines de Christian Rivers

Qu’est-ce que c’est ?

Dans un monde post-apocalyptique ravagé après un holocauste nucléaire où des villes mouvantes en poursuivent d’autres à l’aide de machines à vapeur, un adolescent et une jeune femme venue des Outlands font une découverte décisive.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que Mortal Engines est l’ambitieuse adaptation d’un série littéraire steampunk post-apo produite par Peter Jackson et réalisée par celui qui a storyboardé et dirigé les effets spéciaux de tous ses films, Christian Rivers. Et parce que le premier teaser annonce une dinguerie nerveuse entre Mad Max : Fury Road et Le Château ambulant.

– Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald de David Yates

Qu’est-ce que c’est ?

Quelques mois après sa capture, Grindelwald s’évade de prison et réunit de nombreux partisans à sa cause. Albus Dumbledore, son ancien ami, décide de l’arrêter et demande de l’aide à Norbert Dragonneau.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que le premier opus des Animaux fantastiques permettait d’élargir l’univers Harry Potter sans recycler bêtement la formule ni tomber dans les pièges habituels d’un spin-off.

– Les Nouveaux mutants de Josh Boone

Qu’est-ce que c’est ?

De jeunes mutants découvrent leurs pouvoirs dans une prison secrète, mais une puissance surnaturelle les menace.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que réunir dans Les Nouveaux mutants, spin-off de la saga X-Men, de jeunes acteurs montants (Charlie Heaton de Stranger ThingsAnya Taylor-Joy de Split ou encore Maisie Williams de Game of Thrones) au sein d’un film d’horreur paranoïaque est une idée plutôt excitante.

– The Predator de Shane Black

Qu’est-ce que c’est ?

Une suite de la franchise Predator qui se déroule dans une banlieue pavillonnaire.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que le projet semble complètement différent des films Predator que l’on connaît déjà. Et parce que Shane Black, scénariste de L’Arme fatale et réalisateur de Iron Man 3 ou The Nice Guys, ne devrait pas avoir de mal avec The Predator à faire mieux que le Predators catastrophique de 2010.

– Pacific Rim : Uprising de Steven S. DeKnight

Qu’est-ce que c’est ?

Jake Pentecost, un jeune pilote de Jaeger qui a abandonné son entrainement, a l’occasion de racheter son honneur lorsque les Kaiju menacent une nouvelle fois la survie de l’humanité.

Pourquoi on l’attend ?

Parce que même si Guillermo Del Toro n’est plus à la réalisation, on imagine que l’univers fantasmatique Pacific Rim premier du nom sera toujours de la partie, avec l’orgie visuelle qui l’accompagne. La bande-annonce de ce Uprising confirme celle-ci mais nous refroidit : la démesure est, certes, toujours là mais le film, lui, a l’air beaucoup moins inspiré que le premier. À voir…

2018, comme les années qui l’ont précédée (et celles qui suivront), sera, en termes de blockbusters, dictée par tout un tas de suites, franchises, reboots, remakes, suites plus ou moins souhaitables et autres projets peu séduisants. Si l’on attend toujours des nouvelles de Mad Max : The Wasteland de George Miller ou du 1984 de Paul Greengrass (qui finiront sûrement en 2019), les franchises à rallonges et leurs héros en plastiques trusteront à coup sûr le haut du panier du box-office, même si, comme chaque année une partie d’entre eux sera avalée par une masse colossale de plus en plus informe.

Parmi eux, on attend quand même le remake féminin de Ocean’s ElevenOcean’s Eight de Gary Ross (qui, on l’espère ne sera pas dans la lignée du remake féminin de S.O.S Fantômes de l’année dernière), Les Indestructibles 2, même si les suites des films Pixar n’ont pas toujours été à la hauteur (Le Monde de DoryCars 2) ou Jurassic World : Fallen Kingdom de Juan Antonio Bayona, avec beaucoup (beaucoup) de crainte.

On peut aussi citer, en vrac, tout un tas de projet super-héroïquesDeadpool 2X-Men : Dark PhoenixBlack PantherAnt-Man and the WaspVenom chez Marvel, mais aussi Aquaman pour DC ou l’inépuisable Tom Cruise dans Mission Impossible 6 et Tomb Raider avec Alicia Vikander, reboot cinématographique de la franchise adaptée du… reboot vidéoludique de la saga d’origine. Autant vous dire qu’on espère ne pas tourner autant en rond en 2018 que certains producteurs.

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