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Compte-rendu du 13e Festival du film coréen à Paris

Le 13e festival du film coréen à Paris se déroulait du 30 octobre au 6 novembre 2018 au cinéma le Publicis. Durant une semaine, nous auront pu avoir un tour d’horizon de la production cinématographique coréenne actuelle, avec gros blockbusters, petits films indépendant et autres œuvres légères et sans prétention.

Les plus superstitieux s’attendaient à une 13e édition maudite pour le festival du film coréen à Paris. Pourtant, cette année encore, le festival qui se déroulait du 30 octobre au 6 novembre au cinéma Publicis sur les Champs-Elysées aura convaincu les festivaliers, venu aussi nombreux que lors de l’édition précédente – un peu plus même, à quelques centaines près nous expliquaient les organisateurs. Au fil des jours, le festival a ainsi gagné en affluence, profitant comme toujours des vacances, d’un jour férié et du week-end pour attirer les cinéphiles français, coréens, et autres curieux. Seulement, si généralement les grosses projections du soir affichaient complet, cette année aura vu une meilleure répartition du public entre les deux salles du Publicis. Les séances Courts-métrages et FlyAsiana, notamment, affichant leurs meilleures affluences.

Les gros films font le job

Sur les chiffres et l’organisation, qui s’est déroulée sans trop d’accrocs (comme toujours quelques retards peu dommageables), la 13e édition du festival du film coréen à Paris est donc une nouvelle réussite. Sur le contenu, on pourra également se satisfaire de ce qui a été présenté. Certes, cette année, les blockbusters coréens n’ont pas été les plus mémorables. Ils seront tout de même parvenu à faire le job, offrant avec Along With the Gods : The Two Worlds (voir notre critique) et The Great Battle (voir notre critique) des divertissements efficaces avec toujours un fond intéressant, puisque prônant les valeurs humaines.

Il en va de même avec les films d’enquête et/ou à valeur historique qui auront offert, une fois de plus, un regard sur la société. Si le film policier Dark Figure of Crime (voir notre critique) mettait en avant la nécessité pour la police de garder son intégrité, 1987 : When The Day Comes (voir notre critique) et The Spy Gone North (avant-première, voir notre critique) se sont laissés porter par leur aspect historique, pointant directement du doigt le gouvernement coréen, responsable des heures sombres du pays.

Un vent de fraîcheur venu de Corée et questionnement sur l’amour

Dans des genres plus légers, Adulthood, feel-good movie porté par la personnalité de la jeune Lee Jae-in, tout en mettant en scène l’irresponsabilité des adultes vis-à-vis de la jeunesse, aura offert un vent de fraîcheur non négligeable. Tout l’opposé de l’avant-première de l’excellent premier film, After My Death (voir notre critique), qui au travers du suicide des jeunes met directement en cause la société et le monde adulte. Un film maîtrisé et pertinent, qui nous aura permis de découvrir un réalisateur au fort potentiel (Kim Ui-seok) et une jeune actrice bluffante (Jeon Yeo-been).

La légèreté, elle, se retrouvait également dans le délicieux Little Forest (avec la tout autant Kim Tae-ri, voir notre critique). Mais si ces deux films apparaissent un peu à part au sein de la programmation du festival de cette année, c’est qu’on pouvait surtout y trouver une variation autour de l’amour. En effet, que ce soit avec Mate, qui questionne les relations libres chez les jeunes, Old Love (voir notre critique), sur le chaos entourant deux vieux amants, Hello Dayoung, qui met en scène un chevalier servant dans un film muet noir et blanc, la comédie romantique On Your Wedding Day, ou encore, dans une moindre mesure, le dernier Hong Sang-soo, Grass, tous ont su traiter de manière différente des difficultés à exprimer ses sentiments et à concrétiser ses attentes.

La 13e édition s’est refermée ce mardi 6 novembre 2018. Retrouvez nos articles autour du festival et nos interviews sur notre page du Festival du film coréen à Paris.

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